dimanche 17 avril 2011

Désintégration de la nounou !

Cette semaine a eu lieu  l’intégration de Trognon chez la nounou… Une heure avec moi lundi, une heure tout seul mardi, trois heures mercredi, cinq heures jeudi, toute la journée vendredi…  

Je crois que Trognon s’est bien « intégré ». Pas de pleurs le matin quand je le laisse dans les bras de Super Nounou, pas de crise de nerfs en mon absence et un comportement tout ce qu’il y a de plus habituel…

Quand je suis venue chercher Trognon chaque jour, je l’ai  trouvé de plus en plus heureux de me retrouver et vendredi, il s’est même jeté dans mes bras en poussant des petits cris de bonheur quand il m’a vu… Un vrai plaisir de le récupérer comme ça. 

Trognon a l’air de s’y plaire et j’en suis bien contente. C’est un peu plus facile à supporter.
En revanche, c’est la nounou qui m’inquiète ! 

Lundi, avec moi, Super Nounou était très sûr d’elle, pas de problème, Trognon, elle allait en faire son affaire. A la fin de l’heure, elle a dit « Quoi déjà ?! »

Mardi, Super Nounou était amusée… « Qu’est ce qu’il bouge, une vraie pile  électrique !! Et puis on dirait qu’il a sacrément envie de marcher ! ». Super nounou avait commencé à cerner le caractère de Trognon… Ils apprenaient à se connaître l’un et l’autre en douceur, tant mieux j’ai pensé !


Mercredi, Super Nounou avait l’air  un peu fatiguée et assez étonnée : « Mais il veut toujours marcher, je lui ai fait faire des kilomètres dans la maison ! Ah et puis il faut beaucoup changer d’activités, de lieux ! ».

Jeudi, Super Nounou a testé  "la séquence repas" avec Trognon… Tous ceux qui donnent à manger à Trognon pour la première fois sont toujours un peu étonnés… Vous vous souvenez, Trognon est peu grognon, un peu « gourmand » aussi. En fait Trognon ne mange pas. Il dévore. Bref, le repas pour lui, c’est super important et surtout, quand il décide qu’il a faim, IL A FAIM… Et faut pas que ça traîne… On ne lézarde pas entre deux cuillères sinon Trognon râle hurle. Super Nounou a donc eu le droit à une super engueulade par Trognon… Jeudi après-midi, quand j’ai récupéré Trognon, elle avait donc l’air "un peu " fatiguée et elle m’a dit « J’ai l’impression que je n’étais pas assez rapide pour lui ! »…. Mmmmh, oui, pas de doute, c’est bien mon Trognon qu’elle a gardé… Avant que je parte, je l’ai entendue dire à sa fille aînée que finalement, elle n’irait pas courir avec elle ce soir… Mmmmh fatiguée la nounou ?!

Vendredi : journée continue pour Trognon et Super Nounou… Quand je suis arrivée, j’ai eu la vague impression qu’elle attendait mon arrivée… En tout cas, elle avait l’air soulagée de me voir arriver. Elle a eu le droit sur la journée à une super colère de Trognon et à deux promenades en poussette… « une le matin, une le soir hein… J’ai compris maintenant, il aime beaucoup… Par contre la sieste… Trois quart d’heure cette après-midi… Et il s’agite tout le temps, tout le temps, il ne veut pas jouer assis, hein, il veut jouer debout… Marcher marcher, j’ai jamais vu ça… ! ». 

Bon, là, je me suis quand même inquiété, j’ai demandé à Trognon de ne pas trop l’user la Super Nounou, on en a pas d’autres en stock nous hein… C’est pas comme Sophie la Girafe, ça ne se remplace pas… ! 

Une semaine d’intégration pour Trognon, opération réussie. En une semaine, je crois qu’il a brillamment réussi à désintégrer la nounou…

mercredi 13 avril 2011

Vandale !

Trognon est un vandale. Ou alors il veut empêcher sa môman de lui commander des nouveaux habits sur le dernier catalogue Ve******et. Peut-être a-t-il reçu un ordre de son papa. Ca doit être ça. Sinon, comment expliquer ce déchaînement de violence  chaque fois qu’il se retrouve en présence dudit catalogue. 

Mais alors, comment interpréter la tragique disparition de Sophie la Girafe ? Cette grande dame à la santé de fer nous a quittés de manière trop précipitée alors que nous ne nous y attendions pas. Trognon l’a tuée. Il lui a coupé le sifflet. Sophie est alors devenue un danger  pour notre foyer, j’ai dû l’achever avant que Trognon n’avale sa valve.  

Au moment de l’accompagner à sa dernière demeure (la poubelle de la cuisine), j’avais bien-sûr le cœur serré. C’était la première fois que je devais me séparer d’un jouet de mon fils, un jouet mythique qui plus est. C’était aussi la première fois que Trognon cassait quelque chose (c’est dingue comme il grandit, il fait des grands progrès, ça y est il sait « casser »). Mais j’étais aussi un peu interloquée. Je pensais Sophie la Girafe incassable. Soit Sophie n’est plus ce qu’elle était (elle se fait vieille en même temps), soit Trognon est un vandale…

Le catalogue  Ve******et vient peut-être de me donner la réponse…


lundi 11 avril 2011

Vous faites partie du magasin ?

La séparation avec Trognon approche. J’ai le cœur un peu plus serré chaque jour. Mais il y a aussi des moments où je me dis que ça va me faire du bien. Quand par exemple, je me bagarre avec lui pour lui faire faire la sieste (c'est-à-dire tous les jours) et que je sais maintenant, que ça sera la nounou qui devra s’y coller. Ou quand je vois Cromagnon rentrer du travail presque frais, mais en tout cas, vraiment dispo pour son petit monstre qu’il n’a pas entendu hurler toute l’après-midi. 

Ou quand je me rends compte que je suis peu à peu en train de me transformer en fermière au foyer. Quand on sait qu’on ne va pas sortir de la journée, qu’en principe, on ne va croiser personne dans sa propre maison. Au mieux la factrice si elle a un colis à déposer, (non non non, je n’ai pas fais de commandes sur internet juste pour pouvoir discuter avec la factrice). Quand on sait qu’on va se faire régurgiter dessus tout au long de la journée, que Trognon se fiche de savoir si vous êtes maquillée (de toute façon, il vous en laisse pas le temps) et que Cromagnon à son retour sera trop fatiguée pour remarquer que vous ne vous faites plus jamais de brushing… Bref, quand on commence à oublier qu’on était une femme avant d’être une maman, on finit par se laisser un peu aller côté présentation, alimentation, vestimentation et tout et tout.

Hier, j’ai eu un rappel cinglant en allant acheter deux trois sachets de graines dans une jardinerie. J’étais vêtue d’un teeshirt bordeaux  ayant appartenu il y a longtemps à Cromagnon et d’ un vieux pantalon kaki très très confortable, mais très très défraîchi,  les cheveux pas vraiment coiffés (mais où est passée la brosse à cheveux ?!). J’ai hésité un quart de seconde avant de partir. Je me change ? Pfff… Non… Pas le temps… Et puis je connais personne de toute façon dans le coin.

Me voilà partie, toute « élégante »… Arrivée dans le magasin, je marche d’un pas pressé vers le rayon qui m’intéresse (oui, les mamans marchent toujours d’un pas pressé !). Tout à coup, un charmant monsieur m’interpelle « bonjour ». Je le regarde surprise, et il continue hésitant : 

- Vous faite partie du magasin ?
- …

 [Ça m’a coupé le sifflet.]

- Bah non, je réponds, en le regardant un peu de haut. (quand même !)

Et là, le monsieur insiste. (si si !)

- Ah vous en avez l’allure pourtant.

Ca m’a recoupé le sifflet. Carrément ! J’ai du faire une tête de six pieds de long parce qu’il a essayé de se rattraper maladroitement. TRES maladroitement.

- Enfin, euh, je veux dire, vous ressemblez à une jardinière.

Je n’ai même pas su quoi répondre. J’ai pris mes trois graines et je me suis carapaté bien vite avant qu’on me demande si il y a bien une promo sur le rayon outillage…
 J’en rigole encore parce que même si c’était très vexant (si si…), il avait quand même sacrément raison ! Alors tout compte fait, je crois qu’il est largement temps pour moi de réintégrer le monde extérieur. Vraiment !

dimanche 10 avril 2011

Echec et mat

Vous vous souvenez peut-être (ou pas) de mon article sur mon concours… Je viens de le relire et ça m’a fait sourire… Parce que je me suis rendue compte qu’en fait je ne m’attendais vraiment pas à l’avoir ce concours. 

Mais quand même au fil des semaines, je m’étais mise à y croire… 

Et non…

C’est ce qui s’appelle se faire ratatiner, éliminer, bouh, nul, rentre aux vestiaires. 

J’étais admissible. Ce qui veut dire, que j’ai eu le droit de passer les oraux. Et d’y croire. Mais je n’ai pas été admise. Ce qui veut dire que j’ai perdu la finale et que ça a un léger goût amer.
Première impression : la déception. Parce que ça veut dire que je vais devoir tout recommencer. En novembre prochain, c’est repartit pour un tour, et cette fois, pas question de me pointer en dilettante. Je vais devoir réviser  et j’ai plus franchement le goût. Et surtout je vais devoir réviser avec un bébé ET un boulot. Ca promet d’être sacrément drôle.

En y réfléchissant bien, en fait, ça n’est pas tellement l’échec qui me fait de la peine.  Les échecs,  ça ne m’ennuie pas trop. J’ai dû passer mon permis trois fois, j’ai loupé d’autres concours,  je n’ai pas trouvé de boulot pendant plus d’un an et demi…

Pas de quoi fouetter un chat, je suis bien d’accord. Mais quand même, des petits échecs et des grosses déceptions. Passé les premiers jours où il faut digérer le goût amer de la défaite et l’accepter, je m’en remets toujours très bien. J’arrive à me raisonner en sachant que l’on ne peut plus changer le résultat et que se morfondre ne fera pas évoluer les choses. 

J’ai aussi pu remarquer que les échecs ne sont généralement pas des échecs et mat. On peut les voir comme des sinuosités de la route qu’on suit, des virages inattendus, des changements de direction. En ratant des concours d’entrée par exemple, je me suis inscrite à la fac où je me suis beaucoup plus plu que je ne l’aurais sans doute fait dans les écoles que j’avais tenté. Je ne crois pas vraiment, et sans vouloir me prendre pour je ne sais quel philosophe tantrique, avoir de problème avec le concept de l’échec.

En revanche, ce qui m’ennuie vraiment, c’est de devoir recommencer…  

On apprend de chacun de ces échecs. Je viens donc d’apprendre que je suis une grosse flemmarde… ;-)
  

mercredi 6 avril 2011

L’odeur(s) des bébés

[Attention ce post peut heurter votre sensibilité.]

Les bébés sentent bon. Paraît-il. C’est bizarre parce que moi je trouve que les bébés sentent surtout plein d’odeurs différentes. Mais bonnes ? Ou alors, c’est juste le mien qui ressemble à une boule puante ?

Au réveil, il sent le pipi fermenté. Quelques heures après, et répartis tout au long de la journée, viennent s’ajouter les différents parfums des "cacas" (désolée, je n'ai pas trouvé de synonyme aussi parlant) en fonction des repas : épinards, carottes (un peu sucré), artichauts (un des pires…) etc. (Les couleurs aussi varient mais ça n’est pas l’objet de la discussion).
 
Après le repas, il sent le lait en poudre (et non, ça ne sent pas bon figurez vous). Deux heures après le repas, il sent le lait en poudre caillé. (ca ne sent pas bon du tout). 

En fin de journée il sent un mélange de tout ça. Parfum exotique à souhait… Quelques minutes après le bain, il sent bon. Enfin c'est-à-dire, il sent le savon. Mais comme il mange une demi-heure après le bain, ça ne dure pas. 

Alors quand j’entends que les bébés sentent bons, ça me fait bien rire. A moins que, étant moi-même recouverte de lait caillé, je ne sois plus à même de distinguer la véritable odeur de mon fils ?

lundi 4 avril 2011

Merci la boulangère !

Samedi matin, comme tous les weekends, j’ai emmené Trognon avec moi à la boulangerie pour laisser Cromagnon finir sa nuit. Trognon adore cette petite sortie du weekend où il peut rester dans les bras de  sa maman ou de son papa,  faire le fier, observer attentivement les desserts derrière la vitre de plexiglas de la vitrine et surtout sourire de toutes ses deux dents à tous les compliments qu’il reçoit. 

Moi j’adore  farfouiller dans mon portemonnaie d’une seule main avec 10 kilos à bout de bras, remercier pour tous les compliments sur « comme il est beau mon fils » (oui Trognon est mal poli, il ne remercie même pas lui-même), préciser son âge, son poids et dire que « oui, il fait ses nuits, mais non il n’aime pas les grasses mâtinées »… (non non, c’est pas moi qui l’ai réveillé pour venir à 7H30 à la boulangerie un samedi matin)…

Bref, ce samedi-ci, la boulangère a dû le trouver particulièrement sympathique mon Trognon parce qu’elle lui a refilé direct sans me demander mon avis une chouquette  toute fraîche.
 


PINAISE… J’ai déjà acheté des milliers de baguettes de pain dans cette boulangerie et j’ai jamais eu le droit à des chouquettes gratos  moi !





RE PINAISE… Elle m’a pris de court la boulangère, je n’avais pas encore  réfléchi au sujet, je n’ai pas eu le temps de peser le pour et le contre, de faire une analyse  complète de la situation, de faire des statistiques, de potasser des bouquins, de faire des recherches sur internet. Bref, je n’avais pas encore trouvé de réponse à la question : Trognon a-t-il le droit de manger des chouquettes super sucrées et super grasses à seulement 8 mois ?

Trognon a bien su saisir l’opportunité qui s’offrait à lui : ni une ni deux "Adieu moitié de chouquette" qui a presque aussitôt disparu dans sa bouche (l’autre moitié  s’étant faite broyer  dans sa main sans nulle autre cérémonie). Après avoir paru un peu hésitant pendant trois quarts de seconde,  Trognon a rapidement décidé que c’était pas mauvais cette chose là et  moi j’ai vaillamment  tenté de récupérer ma monnaie avec une baguette de pain sous le bras, 10 kilos de Trognon + une chouquette  sous l’autre, et direction la voiture.


Là devant le siège auto, un dilemme  s’est posé à moi… Hors de question de laisser Trognon manger sa chouquette tout seul à l’arrière de la voiture alors qu’il est encore novice sur le sujet. Donc deux options : 

OPTION N°1 : Attendre patiemment debout  à côté de la voiture que Trognon finisse sa chouquette. 

OPTION N°2 : Reprendre à Trognon son bout machouqué de chouquette et assumer le fait d’être une mère indigne.

Il est 7H30, je suis fatiguée et mal garée. J’ai choisi l’option N°2.

Trognon a hurlé.

Je suis super contente parce que ça m’a permis d’apprendre trois choses sur mon fils :

1/ Trognon adore les chouquettes.
2/ Trognon sait exprimer son mécontentement.
3/ Trognon mange comme un gros dégoutant.

Pour ces trois enseignements passionnants du samedi matin, j’ai envie de dire :

Merci la boulangère !!!!!!

vendredi 1 avril 2011

Comment ça les dents ne sont pas fournies ?!

Il y a du avoir erreur sur le bon de commande parce que nous on avait demandé un bébé avec dents comprises. Les canines, les molaires, les incisives, tout quoi… Un pris de gros. 

Et à la naissance, rien, nada, pas de dents sur les jolies gencives de Trognon. Vague impression de m’être faite avoir moi ! 

 On a donc dû faire comme tout le monde et attendre qu’elles poussent… Et ça ne pousse pas vite ces trucs là ! C’est comme les plantes vertes, il faut leur donner du temps. Sauf qu’il n’y a aucun engrais pour booster la floraison. 

 Où est le problème me direz-vous ?

 Le problème c’est que c’est douloureux. Pour le bébé. Et pour les parents. Car dents qui poussent =

- Bave
-  Joues rouges/ Fesses rouges (c’est le packaging promo)
- Température
- Rhume
- Grogneries
- Pleurs au milieu de la nuit

Bon, Trognon est un bébé appliqué : il a choisi toutes les options et nous a fait la totale.  Histoire qu'on sente bien la facture passer, il a pris son temps. Première poussée dentaire le 1er janvier à 5H du mat. (oui, c’est le genre de date qui marque… Surtout quand on a une bande de copains à la maison avec qui on a fait la fête jusqu’à 3H…). 

Non franchement, je ne vois qu'un seul intérêt aux dents qui poussent. Ça vous sert de prétexte génialissime pour expliquer pourquoi votre enfant est "un peu grognon ces jours-ci" et ne pas passer pour la mauvaise mère déjà dépassée dans les magasins où vous l'avez traîné. Il se met à pleurer subitement dans la file d'attente à la caisse, hop, pas de souci, il y aura toujours quelqu'un pour vous demander avec beaucoup de compassion : "oh le pauvre, il fait ses dents, c'est ça ?!". Même si vous savez pertinemment que, non, c'est juste qu'il est suuuuuper pénible, vous êtes bien  content de l'excuse qu'on vous sert sur un plateau. Vous renchérissez donc tout de suite : "ah oui, c'est ses dents, c'est pas facile en ce moment, il a une grosse poussée". (5 minutes plus tard dans la voiture et à l'abri des regards, vous aurez tout loisir de dire à votre progéniture hurlante : "bon maintenant ça suffit la comédie, tu me fous la honte !").

En dehors de ce cas spécifique, c'est vraiment l'horreur ces dents qui ne sont pas fournies dans le kit de départ. Quel soulagement donc quand j’ai vu la gencive  inférieure de Trognon se fendiller pour laisser apparaitre deux petits bouts de dents !  (oui, deux d’un coup, mais depuis le temps, il avait du retard à rattraper) !

Maintenant Trognon trouve ça très marrant ces nouveaux trucs dans sa bouche et passe son temps à passer la langue dessus . Moi je trouve ça moins marrant depuis que je me suis fait mordre... (Je ne vous avais pas dis ? Trognon a des tendances cannibales, c'est la faute à la chanson du petit navire que j'ai trop souvent chanté, cf. précédent post. )

Bref, voilà enfin deux micro-icebergs solidement plantés au milieu de sa gencive. En mère dévouée, j’ai regardé dans un livre combien il était censé en avoir (comment ça deux dents c’est pas suffisant ?!).  La réponse m’a fait peur : 20… Ouhou ! On va se marrer !

Allez plus que 18…
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