mercredi 30 mars 2011

Et l’on pendouilla Pierre...

Régulièrement, on entend des critiques sur la violence des paroles de la Marseillaise.  « (…)égorger vos fils vos compagnes», « Qu’un sang impure abreuve nos sillons » etc. etc. 

Il paraît en effet qu’il y a des instits qui ont du mal à expliquer à l’école à nos marmots pourquoi : on-est-le pays-de-la-Liberté-et-tout-ça-et-tout-ça-même-si-on-a-un-hymne-limite-xénophobe-mais-il-faut-y-remettre-dans-le-contexte-où-c’est-qu’il-y-avait-des-méchants-qui-nous-opprimaient-et-tout-et-tout.

En fait, moi je pense pas que la Marseillaise choque nos gosses. Non. Parce qu’ils sont habitués depuis le berceau à bien pire. On les connait tous. On s’est fait bercer avec, on les a eu en disque vinyle pour les plus chanceux et le jour où c’est à notre tour de chercher le bouton off du bébé hurleur, c’est à elles qu’on pense en premier (faute d’y avoir réfléchi auparavant hein!).


Qui ça «ELLES » ?




Les douces chansons et berceuses de notre répertoire français à destination des gnomes  de la nation. 

Voilà pourquoi, pendant des mois, faute d’avoir du temps pour trouver mieux, j’ai endormi Trognon avec Le petit âne gris. Mignon hein le petit âne gris en Provence qui travaille dur (serait pas sponsorisé par l’UMP lui ?!).  Mignon tout plein effectivement. Presque jusqu’à la fin. Quand il crève tout seul dans son étable parce que tout le monde s’en fout de sa vieille carcasse (en même temps, est-ce qu’il avait cotisé à la sécu ?).

Extrait : 

« Cette vie honorable
Un soir s'est terminée
Dans le fond d'une étable
Tout seul il s'est couché
Pauvre bête de somme
Il a fermé les yeux
Abandonné des hommes
Il est mort sans adieu. »

Maintenant que j’y pense, je me demande si les problèmes de sommeil de Trognon viennent pas de là…

Pas convaincus ? J’en ai plein d’autres en stock des jolies chansons.

Vous êtes prêts pour un peu d’hémoglobine et de brutalité gratuite ?

D’abord il y a toutes les jolies chansonnettes  sur le  thème de la guerre (c’est mignon hein la guerre !) : 

Ah les crocroco ! C’est la favorite de Trognon. Surtout quand son papa lui chante. Pour les néophytes, ca commence comme ça « un crocodile s’en allant à la guerre disait au revoir à ses petits enfants » (oui en + c’est un retraité le crocroco). Bon, pour résumer, ç’est un crocodile qui veut aller casser la gueule à ses ennemis les éléphants et quand il les voit, il a la trouille et il se jette dans la rivière (l’histoire ne dit pas si il survécu). Là, j’ai pas encore trop compris la morale de l’histoire.

Dans la même catégorie guerrière, on a  Malbrough s’en va en guerre. Beaucoup plus ancienne (18ème siècle, on sait se renouveler dans les chansons pour enfants) mais pleine de romantisme. Dommage d’ailleurs que cette chanson n’est pas gardé son titre original : Mort et convoi de l'invincible Malbrough. C’était plus explicite au moins. Ca raconte comment Malbrough s’en va en guerre, comment sa bonne femme l’attend, comment elle apprend du haut de sa tour qu’il est mort « est mort et enterré », et comment s’est passé son enterrement. Mironton Mironton Mirontaine…

Après, il y a la catégorie des chansons carrément trop horribles. Number one : Sur le pont du Nord. Donc, il y a un bal sur le pont du nord et Adèle veut y aller. Sa mère veut pas. Et du coup, son frère l’emmène en cachette (class le frangin). Jusque là ça va, on se dit qu’ils vont se faire disputer et tout et tout. En fait non, c’est juste que le pont du Nord s’écroule et les deux gosses meurent noyés. Heureusement, là il y a une morale, je cite : « voilà le sort des enfants obstinés ». Vous aviez l'habitude de menacer vos enfants en disant : "si tu n'es pas sage, le Père-Noël ne t'amènera pas de cadeaux". Ça ne marche pas ? Essayez : "si tu n'es pas sage, tu vas mourrir noyé comme Adèle". Peut-être un peu traumatisant mais sûrement plus efficace !

Dans le même genre, on a aussi Il était un petit navire.  Je cite Wikipédia :  Il était un petit navire est une chanson traditionnelle française de marins français à présent considérée comme une chanson enfantine, malgré son ton macabre. » Par ton macabre, je pense qu’ils font allusion au contenu (qu’on oublierait presque avec le ton guilleret de la chanson). Donc, sur le navire ils ont plu rien à manger et du coup les marins décident de bouffer un môme, le mousse. Oui oui, Hannibal Lecter au berceau. Toute la chanson porte sur la discussion des marins pour savoir comment le manger (frit ou fricassé). Bon, tout est bien qui finit bien car le petit mousse prie la Vierge Marie qui donne plein de poiscaille à manger aux marins et du coup, il survit. Ouf !

Enfin, et pour terminer, une de mes favorites qui doit se faire retourner Simone de Beauvoir dans sa tombe : Ne pleure pas Jeannette.  La belle Jeanette doit être mariée avec le fils d’un prince ou d’un baron et voilà que la mijorée n’en veut point et préfère son Pierre qu’on a foutu en taule. La Jeannette se rebiffe et du coup, on la prévient que si ça continue, on va le pendre son Pierre. Ni une ni deux, Jeanette déclare que dans ce cas, elle préfère être pendue elle aussi. La chanson termine comme ça : "Et l’on pendouilla Pierre et la Jeannette avec". Il y a bien une morale en filigrane. Un poil vieux jeu mais une morale quand même.

Bon vous me direz, il y en a des mignonnes. Par exemple J’ai du bon tabac  qui doit dater de l’époque où ce n’était pas encore obligatoire d’écrire : « fumer tue » sur les paquets de cigarettes. Ou  encore le fermier dans son pré. Dans cette dernière, tout va bien, car le "le fermier prend sa femme". (J’adore les illustrations des livres d’enfants où on les voit se donner la main).

 Je terminerais avec le Petit Cordonnier. Vous ne la connaissez pas ? Dommage ! C’est un petit cordonnier qui fait des supers chaussures. Et le soir il va dans un cabaret…

«Puis il allait au cabaret,
Sa petite goutte, il buvait
Il la buvait si juste…
Quand à la maison il rentrait
Sa petite femme, il battait
Il la battait si juste
Et le soir pour la consoler
Sa petite femme, il embrassait
Il embrassait si juste. »

Allez tous à vos chansons ! C'est en chantant qu'on forme la jeunesse de demain !

lundi 28 mars 2011

Mon fils est un rebelle !

Je m’en doutais depuis un moment, il y avait déjà eu des signes précurseurs. La génétique tout d’abord, mais surtout, son refus des faire des siestes ou de jouer sagement dans son parc pendant des heures… J’avais bien senti qu’il avait un petit problème avec l’autorité. J’espérais encore mais maintenant  le doute n’est plus permis…

Trognon est un rebelle.

Non non je ne dis pas qu’il est un brin capricieux ou désobéissant. Ca, ça aurait été encore. Non, c’est un rebelle, un vrai. Je dirais même, un anar… Rendez vous compte, il a décidé de se dresser contre toute la société, contre un sujet, certes discuté, mais néanmoins accepté aux quatre coins de notre hémisphère nord. Il n’a même pas essayé d’argumenter, il a juste choisi de l’ignorer.

Oui, je parle du changement d’heure.

Trognon a décidé de ne pas changer.

J’ai pourtant été très pédagogue. Je lui ai expliquais que c’était pour économiser l’électricité et tout ça. Qu’on le faisait depuis 1975 et qu’il n’avait pas le choix (non, moi non plus je ne le savais pas, mais j’ai du faire des recherches pour être plus convaincante). Je lui ai bien dis que oui, il fait jour, mais non c’est la nuit. Je l’ai mis au lit une heure plus tôt, j’ai essayé, une demi heure plus tôt, un quart d’heure plus tôt.

Et non. Il n’a rien voulu savoir. M’a dit qu’il s’en foutait de l’économie d’énergie et qu’il irait pas se coucher avant son heure habituelle, 20H (ancienne heure) soit 21H (nouvelle heure). Dire qu’on était tellement contents de pouvoir le coucher à 20H sans jamais le moindre soupçon de râlerie. Maintenant merci VGE et adieu les petits apéros, les plateau  repas décongelés devant les émissions débiles qui commencent à 20H35 magnifiques repas cuisinés avec plaisir et dégustés dans de longs têtes amoureux.

Heureusement, mon fils est un rebelle, mais il reste cohérent, et j’ai enfin le droit à des réveils moins matinaux (7H).

Donc, le challenge à relever chez les Babyoles : le faire changer d’heure le soir, mais pas le matin. On y croit !


vendredi 25 mars 2011

La quête du Graal ou « à la recherche de la nounou parfaite »

Tous les parents qui se sont fait refouler au Nirvana de la garde des bébés (la crèche) ou sont ceux qui ont fait le choix (il y en a ?!) de confier leur progéniture à une nounou savent ce que c’est. 

Nom de code : AM ou AssMat (pour Assitante Maternelle : c’est comme ça qu’on appelle Super Nanny dans la vraie vie) ; opération super risquée, super dangereuse, super importante.

 Votre mission si vous l’acceptez :  trouver-la-super-chouette-très-bonne-nounou-qui-s’occupera-à-merveille-de-votre-enfant-mais-pas-super-trop-non-plus-parce-que-faudrait-pas-qu’elle-vous-pique-votre-place-de-maman.

Voilà, c’est pire que la quête du Graal ! 


Tout commence par la réception d’une liste de noms. Des noms, des adresses, des numéros de téléphone et des « places disponibles ». Oui, c’est bien ça, vous avez l’impression de chercher une place pour les vacances d’été pour votre toutou.  Sauf que c’est pas votre toutou. C’est votre bébé, c’est la personne la plus importante de votre vie et vous ne savez pas par où commencer. 

Nous, on a commencé par les adresses. Puis les prénoms. Oui les prénoms. Je sais c’est bizarre, mais on cherchait une nounou jeune et il y a certains prénoms qui ont l’air usés. Bon d’accord, c’est nul, mais il faut quand même commencer par quelque chose. 

Après il faut appeler. Prendre RDV. Et là, là comme pour tous les entretiens d’embauche, les premières secondes sont décisives.  Un chien qui vous saute dessus au portail, une télé qui hurle pendant toute la conversation, une maison très trop impec…. Ca ne rassure pas.

En fait c’est pas si dur de trouver la nounou qui  ne vous convient pas. Vous le savez tout de suite, pas d’hésitation. Beaucoup plus dur de trouver la nounou qui vous va. Car la nounou parfaite n’existe pas. Elle ne peut pas exister puisqu’au fond, à tort ou à raison (sûrement à tort dans mon cas) vous êtes persuadé que la nounou parfaite c’est vous. 

Il faut donc revoir ses prétentions à la baisse.  Discuter avec la nounou, voire comment Trognon réagit. Nous on a trouvé sans trop de difficulté une nounou qui nous a fait bonne impression. En fait, elle aurait presque pu être la nounou parfaite, surtout quand elle a proposé de faire un cahier d’activités pour raconter les petits exploits quotidiens de Trognon. 
Elle aurait pu. 

Mais elle a ajouté : « je pourrais écrire le premier mot qu’il dira par exemple ».

Là, mon estomac s’est noué, mon cœur a fait des embardées, ma salive s’est évaporée avec tous les déchets radio-actifs en suspension, mon pouls a pris le tempo d’un gros blues. Gloups.

Son premier mot, je voudrais l’entendre moi. Je me fiche qu’il dise « papa » ou « maman » ou même, et c’est le plus vraisemblable avec mon fils, « miam miam ». Mais je veux l’entendre moi.

La voilà ma plus grande crainte en confiant mon fils à une nounou. Louper un peu, un tout petit peu, mais un peu quand même, de tous ces touts petits rien qui sont sa vie et qui sont la mienne.


lundi 21 mars 2011

Adieu Pôle Emploi

Voilà. Ca fait des mois que j’attendais ça. Des mois que je me sentais nulle archi-nulle et super inutile.  Pas foutue de décrocher un boulot… Avec un bac+5 et plein de bonne volonté, sans exigence particulière de rémunération ou de durée de contrat… Jusqu’en janvier, ça allait… Pas vraiment envie de retravailler avant les 6 mois de Trognon… Mais depuis… Et puis tout à coup, en même temps que le concours, ça m’ait tombé dessus. Des entretiens qui s’enchaînent, et bam, deux propositions d’embauche. Deux bons boulots, pas loin de Trou city, à mon niveau d’études, intéressants…  J’ai même dû choisir… Maintenant, c’est fait. Sans rentrer dans les détails (on est sur internet quand même !), je commence donc vers le milieu du mois prochain, pour un boulot tout nouveau, un vrai challenge. Tout s’est enchaîné très vite… Les entretiens, le contrat, la recherche d’une nouvelle voiture d’appoint, la recherche de la nounou parfaite (je vous en dirais + sur ça dans un prochain post).

Voilà.  Maintenant, j’assiste chaque jour chez moi à un dédoublement de personnalité. Il y a deux Princesses Pacotille : 

- La Pacotille ravie, soulagée, fière, enthousiaste de retrouver une place sociale, un salaire, une reconnaisance.
- La Pacotille anxieuse, stressée, pétocharde de se séparer de son Trognon et de passer des journées entières sans le voir et d’être complètement dépassée au boulot.

Difficile de dire quelle Pacotille a le dessus sur l’autre. Dès les premières minutes après les entretiens positifs, c’était la Pacotille ravie. Mais de + en +, alors que la date se rapproche tout doucement, voilà la Pacotille anxieuse qui prend le pouvoir.

Ça fait un peu comme une grosse boule dans le ventre, ce tout petit Trognon qu’il va falloir laisser. Quand je le prends dans les bras, j’ai l’impression de lui faire des adieux, quand je ris avec lui la journée, j’essaie de ne pas penser que ces moments de complicité à deux n’auront plus lieu que le  weekend. Je me souviens de toutes ces fois où je l’ai vu faire quelque chose pour la première fois. La première fois qu’il a souri, la première fois qu’il a attrapé quelque chose, la première fois qu’il a ri, la première fois où je l’ai retrouvé sur son ventre dans son lit… A chaque fois, j’appelais Cromagnon au téléphone pour lui raconter toute émue, les exploits de son fils. Et à chaque fois je me demandais : mais comment fait-il pour ne pas être trop déçu de louper tout ça ?

Maintenant, c’est moi qui vais louper les premières fois. La première fois où il va marcher, est-ce que je serais là pour le voir ? Ou bien en rentrant un soir, vais-je entendre la nounou me dire « Il a fait quelques pas pour la première fois aujourd’hui. » 

J’ai fais le compte. Hors vacances, il passera plus de temps avec cette dame qu’avec moi. Quand je pense à ça, je ne peux m’empêcher de me dire : pourquoi faire des enfants si c’est pour les confier à d’autres. Peut-être dira-t-il « nounou » avant « maman ». Je suis malade à l’idée de savoir que des fois, il sera déjà couché quand je rentrerais le soir, que je ne serais plus là au moment du bain, des grandes éclaboussures et des éclats de rire.

MAIS...

Mais je sais que quoi qu’il en soit, un jour ou l’autre, il ira à l’école et nous devrons nous séparer. Je sais que j’ai envie et  besoin de travailler, pour me sentir exister en dehors du ménage et du foyer. Je sais aussi que j’aurais plaisir à emmener Trognon en vacances au bord de la mer, ce que nous ne pouvons pas nous permettre avec un seul salaire.  Je sais que j’avais l’impression de tourner en rond et de tourner chèvre à la maison, et soyons un peu honnête, il y a aussi de nombreuses fois où je m’ennuyais seule à la maison avec Trognon.

Pour le meilleur et pour le pire, je vais donc reprendre le travail. Mais s’il te plaît Trognon, attend moi pour marcher. Ne grandis pas trop vite.



samedi 19 mars 2011

Langue au chat !

Ooooops, voilà pas mal de temps que je n’ai pas posté sur ce blog. Il faut dire que les derniers jours ont été riches en activités. J’ai passé un oral de concours puis j’ai enchaîné une série d’entretiens d’embauche et maintenant, je peux vous le dire, je vais bientôt être une ex-môman au foyer… Je vous raconterais tout ça dans quelques jours mais pour le moment, je voulais vous glisser deux mots sur mon concours.

A cette occasion, je me suis rendue compte qu’en fait, je suis déjà une vieille. Trop vieille pour ce genre de concours. (Comme je suis jeune en nombre d’année, cela veut forcément dire que je suis vieille dans ma tête : horrible !!! Encore pire !!!)

Trop vieille pour réviser comme une forcenée. Trop vieille pour choisir des fiches bristol et des jolis feutres fluo. Trop vieille pour me trimballer partout avec mes ptites fiches mignonnettes et les relire encore et encore. Trop vieille pour passer les deux ou trois heures d’attente avant le concours à potasser encore et encore mes fiches et harceler les candidats sortants de questions angoissées : « ca c’est passé comment ????? » « Ils sont sympas ? ».


Donc moi, j’ai révisé  (beaucoup) (si si !) et au dernier moment, avec des pauses pour vérifier que mon fils m’aimait toujours (papi et mamie étaient de garde, et de bonne garde, mais quand même, j’étais en manque). J’ai utilisé des vieilles feuilles A4 et des stylos qui ne marchent plus. La veille au soir, j’ai bu une tite bière pour me donner du courage, et le matin, j’ai enfoncé mes écouteurs sur les oreilles, et je me suis dirigée sur les lieux du crime.


Pleine de préjugés (si si, je suis comme ça moi !), j’étais prête à me heurter à un tas de candidats super entraînés et super stressés et super jeunes et super motivés. Pour me donner du courage, juste avant de rentrer dans le bâtiment, j’ai monté le son de mon Ipod (rhooo je fais de la pub… !) et j’ai écouté Like a hobo  de Charlie Winston. Bon, j’ai surtout essayé de ne pas entendre le « like a hobo » qui est pas super motivant avant un oral, mais je me suis concentrée a bouger les lèvres en rythme sur « nothing’s gonna stop me » ! Yeaaaaaaaaah ! Remontée à bloc, j’ai fais une entrée royale dans une immense salle et j’ai pris place au milieu de tout plein de candidats qui en fin de compte avaient l’air tout à fait semblables à moi-même. J’ai rangé l’ipod de peur de ne pas entendre mon nom quand on allait m’appeler. Et donc, 3 heures plus tard, toujours assise à attendre, les nerfs un peu en pelotte et le cerveau ramolli, j’ai commencé à en avoir marre. Le « nothing’s gonna stop me » ne faisait plus vraiment effet…

Quand soudain… tadaaaaaaaaaaaaaa arrive un inconnu méconnu qui demande : Mme Pacotille ? ! Yep ça c’est moi. Oral d’anglais. Puis, entretien.  Le plus dur, le truc où on a pas le temps de réflechir et on se dit après : « mais pourquoi j’ai dis ça ??? Et pourquoi j’ai pas dis ça ? ».

Conclusion : suis sans doute trop vieille pour ce genre de choses.

« Vous, vous pensez que les départements devraient être supprimés ? » EUHHHHHHHHH, je donne ma langue au chat. Ou j'appelle un ami, c'est possible Monsieur ? Non ? Bon alors je choisis le vote du public...

Bon d’accord je suis pas au top, mais vous savez vous chers messieurs dames quelle est la meilleure façon de moucher bébé ? Vous connaissez l’ensemble des marques de petit pot ? Vous êtes capable de me donner le nom du modèle de poussette 1er âge la plus vendue ? Non… Et bien moi si.

On continue : questions de mise en situation professionnelle… Moi aussi j’en ai plein en tête des questions à vous poser :  « Vous êtes en pleine réunion très très importante de travail, vous recevez un message de la nounou qui vous dit que votre fils est malade depuis le matin et qu’il faut venir le chercher ». Que faites-vous ? » ou encore « Vous êtes au milieu d’un entretien avec votre direction et vous vous apercevez soudainement que sur l’épaule droite de votre belle chemise blanche, on trouve une belle tâche jaunâtre, cadeau des régurgitations du plus jeune ce matin. Comment gérez-vous la situation ? ».

Bref, trop vieille ? Pas vraiment en fait, au vu de l’âge moyen des candidats. Trop jeune ? Non plus,  j’suis une Maaadame quand même. Alors… Too vieille or not too vielle… ? That is the question…

Peut-être bien trop nulle tout simplement !!!

[Non non, vous n’êtes pas obligés de m’écrire des commentaires réconfortants car : 
1.    Je le vis très bien !
2. Qui sait ce que réserve la vie ? Tant qu’il y a pas les résultats, il y a de l’espoir.(mouahahahha)
3.    Si je n’ai pas ce concours, ca ne changera pas toute ma vie, j’aurais toujours un super mari et un chouette Trognon.]

samedi 5 mars 2011

Tu te lèves ?

Nous en avons tous en tête de ces petites choses désagréables qu’on laisse traîner jusqu’à ce qu’on se retrouve acculé. Ces petits riens dont on sait qu’on doit s’occuper mais  qu’on repousse à plus tard. Ces choix qui attendent de notre part une décision et qu’on feint d’ignorer. 

Chez les Babyoles, c’est un phénomène récurrent. Mais le plus célèbre et le plus classique de ces « on verra plus tard », a pour objet les réveils matinaux de Trognon.

Trognon est né à l’époque du sarkozysme, de la France d’en haut et d’en bas, des heures sup. et du “travailler + pour gagner moins”. Et il l’a parfaitement intégré… Il sait lui que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Il n’a pas peur des heures sup. , même le weekend…
D’ailleurs, Trognon met un point d’honneur à se réveiller le weekend encore plus tôt que la semaine.  On a tout essayé, les négociations à l’amiable, l’intimidation, les revendications salariales, la recherche du consensus, les grèves, les pots de vin (« si tu te rendors, t’auras le droit à une double compote ET à un boudoir »)… Je dois même vous dire qu’on a essayé de le rouler : « C’est encore le tout début de la nuit Trognon, il faut se rendormir… »

Rien n’y fait. Notre fils est incorruptible. Tous les samedi matin il se réveille une demi-heure plus tôt que d’habitude… Et d’habitude, c’est déjà très tôt. Fut une déjà lointaine époque, on sautait tous les deux du lit en panique, attendris et apeurés dès qu’on l’entendait soupirer. C’était il y a longtemps. Maintenant, on enfouit la tête sous l’oreiller en essayant de faire comme si de rien était. En jeunes parents débutants, on a fait l’erreur monumentale de mettre sa chambre à côté de la notre. Donc on l’entend. On a bien sûr rangé les babyphones, ces instruments du diable, depuis bien longtemps, mais on l’entend quand même. En tant que couple uni et harmonieux (si si bien sûr, la naissance d’un enfant ne bouscule paaaaas du tout l’équilibre du couple !) on a décidé d’un commun accord de préserver le sommeil d’au moins un de nous deux. Il faut donc que l’autre se lève pour venir à la rescousse de Trognon.

Le nœud du problème, il est là. La voilà la décision qu’on reporte indéfiniment et qu’on ose même plus aborder le vendredi soir. QUI ? Qui va se lever à 6h du mat demain matin ? Qui va devoir jouer avec le chat musical et le mickey parlant à 6H15 ?

Faute d’entente préalable, cette discussion de couple a toujours lieu le samedi matin aux premiers pleurs de Trognon :

- Mmmmmh….Tu te lèves ?
- Mmmmmmmh…
- Je me lèverais demain.
- Mmmmmh, mais… Pffff…
- Bon tu te lèves ?

Il n’y a vraiment rien à faire. Prendre patience. Savoir qu’un jour, l’heure de la revanche sonnera. Un jour ce mignon petit bébé va se transformer en grand ado vilain vilain. Et fort à parier qu’il sera alors un adepte des grosses grasses mat… On verra qui va rire le dernier…

mercredi 2 mars 2011

10 bonnes raisons d’en avoir par-dessus la tête de l’Hiver...

[Avertissement préalable : les Savoyards et les Suisses sont priés de ne pas commenter ce message, eux, les petits veinards qui se dorent la pilule sous le soleil montagnard et goûtent aux plaisirs de la glisse. De toute façon, ils ne peuvent pas nous comprendre, nous, la France de l’Ombre].


1. Le froid nuit à la libido. (Exception : si vous disposez à domicile d’une cheminée romantique agrémentée d’une peau de bête, ça peut avoir son charme). (Exception à l’exception :  Si vous avez  fait récemment un bébé,  cheminée ou pas cheminée, votre situation est de toute façon désespérée, vous avez hérité à l’accouchement du package en promo « no sex »).

2. Le froid nuit au tabagisme. (M’étonnerais pas que ces hivers longs, ça soit encore un coup de la ligue contre le cancer…)

3. L’hiver fait grossir : repas calorique +  inactivité sexuelle (cf.1) + baisse de l’activité tabagique (cf.2) = les kilos en trop et les bourrelets bien comme il faut. (d’où la doudoune d’hiver : LE vêtement qui imite vos bourrelets).

4. La neige c’est bôôô ; la pluie c’est chiant…

5. On met trois plombes à habiller bébé et en plus on ne peut pas le mettre dehors quand il casse les oreilles, à cause du froid. (c’est protégé comme espèce).

6. On a encore plus envie de coller des tartes aux petits malins qui se ramènent au boulot avec les traces de lunettes. La crème solaire ca existe duc***

7. Quand on pointe au Pôle Emploi, on est OBLIGE d’avoir un teint caché d’aspirine pour ne pas se faire accuser d’avoir pris des vacances, d’usurper de l’argent du contribuable, etc. etc.

8. Les ptits vieux meurent moins qu’en été : ca augmente le déficit de la Sécu.

9. Les oranges et les mandarines, ca va un moment, mais MOI JE VEUX DES FRAISES !!! (non je ne suis pas enceinte) (si vous l’êtes, vous pouvez lire ce livre au coin de la cheminée, sur votre peau de bête…)

10. Passé Noël, la galette des rois et tout le tralala, ON S’EMMERDE !

Et vous ? Je suis sûre que vous avez plein d’autres raisons de ne pas aimer l’hiver. Encore une fois suisses et savoyards, passez votre chemin, ce post n’est pas pour vous ;)

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