lundi 30 septembre 2013

Les castes de l'école maternelle

Le système de castes est toujours en vigueur. A l’école maternelle. Je sais, au 21ème siècle, c’est un scandale. Mais c’est comme ça.

J’ai mis quelques jours à m’en apercevoir mais à présent, c’est bien clair et je vous propose un petit décryptage pour vous permettre, un jour, de vous y retrouver.


Premier groupe facilement identifiable :  le gang des… NOUNOUS ou les « ZAssMat » en langage codé. Reconnaissables grâce à leurs poussettes doubles, elles sont toujours bien en avance devant la porte d’école et se regroupent en bande en attendant l’ouverture. En jetant un œil discret sur la progéniture de moins de 3 ans qui leur a été confié, elles bavardent entre elles en vieilles habituées. Signe distinctif, les nains sous leur garde sont appelés des « Ptits » et elles râlent régulièrement sur les mamans qui ont mis des vêtements trop légers aux « ptits » ou qui ont oublié de donner la photo réclamée par l’école. Elles se penchent sur votre berceau et sont capables d’estimer en deux secondes l’âge de votre bébé.

Viennent ensuite les MAF dont je fais partie. Les MAF ou Mères Au Foyer sont reconnaissables à leurs vêtements : jeans, baskets, veste ou sweat à capuche, queue de cheval ou pas de coiffure du tout. La MAF n’a pas le temps de se faire un brushing et trouve que les baskets, c’est plus confortable que ces saloperies à talon. Les MAF sont souvent en retard. Pourtant, bordel, elles n’ont rien à foutre nan ? Elles arrivent  d’un pas pressé ou carrément en courant pour récupérer leurs nains.  Si par malheur les portes sont encore fermées, la MAF se paie le luxe de vérifier l’heure et de balancer : « Tiens, ils sont en retard ! ». La MAF est souvent enceinte ou trimballe des enfants plus jeunes. C’est ce qui explique son statut de MAF.

La MAF 1ère année se distingue des autres MAF parce qu’elle ne connaît personne.  Elle se tient donc un peu à l’écart et n’a d’yeux que pour son moufflet à elle. Elle essaie de l’apercevoir derrière la vitre embuée de la classe pour voir comment il survit loin d’elle. La MAF 1ère année a l’air sur ses gardes et n’a pas encore capté toutes les règles scolaires. 

Les MAF plus expérimentées sont moins en retard parce qu’elles trouvent top de pouvoir se retrouver 5 minutes devant l’école et profiter d’une conversation adulte avant de se farcir les récits passionnants des aventures du bac à sable et d’entretenir de longues conversations sur les chevaliers, les princesses et les dinosaures avec leurs mouflets. Les MAF expérimentées sont à l’aise à l’école et n’ont pas besoin de se casser le dos en mettant leurs chaussons à leurs nains, ils savent faire tout seuls. Les MAF connaissent toutes les maîtresses et échangent volontiers commentaires et potins : « ta fille est avec qui cette année ? », « ça se passe beaucoup mieux cette année avec la remplaçante, si seulement on pouvait la garder » etc. que les MAF 1ère année écoutent attentivement pour essayer de savoir un peu plus dans quel pétrin elles ont foutu leurs gamins.

Autre catégorie : les Working Mums. Pour croiser une Working Mum, il faut venir tôt le matin ou tard le soir, de préférence aux horaires de garderie. La Working Mum est encore plus pressée que la MAF. Elle maîtrise le fonctionnement du carnet de liaison et s’échange des tas de petits mots doux avec la maîtresse. La Working Mum contrairement à la MAF, est toujours bien habillée. Elle connaît moins bien les locaux parce qu’elle n’y traine pas souvent sa bosse et coche presque toujours « indisponible » pour l’accompagnement des sorties scolaires en se disant que c’est un boulot pour les MAF.

Enfin, tout en haut de l’échelle : les Déléguées. Les Déléguées ont été investies d’une mission divine pour venir en aide aux autres parents simples mortels.  Les Déléguées sont investies et working or not working, elles savent tout, absolument tout, sur l’école. Les Déléguées agissent en bandes et déambulent dans l’école en terrain conquis. Elles y reviennent même le soir, quand les nains ont déserté. Elles connaissent tout le personnel scolaire, discutent avec les enseignants d’autre chose que de leur propre marmot et échangent des souvenirs nostalgiques de la dernière kermesse. Les Déléguées n’ont peur de rien : ni de l’Inspecteur, ni de la Mairie, ni de l’Education Nationale. Pour vos enfants et les leurs, elles se battront jusqu’au bout. Les Déléguées ont leurs heures de gloire : lors de la réunion de rentrée où elles se présentent aux autres parents et lors des élections de parents d’élèves en début d’année où elles sont Elues. Parfois parmi les Déléguées, on rencontre des hommes. Ils sont alors élevés au statut de dieux vivants et adulés par les co-déléguées femmes (hommes célibataires, il y a un créneau à saisir).

Bien que très différentes, ces castes socio-scolaires cohabitent et se mélangent parfois pour la bonne cause… Celle de leurs marmots morveux. Oui, parce que c'est quand même ça leur point commun : à peine l'ont-elles récupéré, qu'elles essuient toutes tendrement la morve qui coulent librement du nez de leur chérubin.


(Et les hommes me direz-vous ? Il y en a… Mais force est de constater que devant les grilles de l’école, ils ne constituent pas la population dominante….)

samedi 28 septembre 2013

Rien que du bonheur ?

ALERTE A L’ESCROQUERIE LA PLUS GRANDE JAMAIS ORGANISEE : nullipares, on veut vous rouler. Parce qu’il faut bien repeupler la France et parce qu’on vous a pris pour des bleues, on essaie de vous faire croire qu’un bébé, c’est rien qu’un truc tout mignon avec qui on fait gouzi gouzi quand on en a envie et qu’on range dans son berceau quand on est fatigué..  Dans les bouquins et sur les pages de magazine, on étale leurs frimousses souriantes et leurs joues rebondies.

Scoop du mois… Les bébés catalogue, ça existe pas ! Un bébé : ça pleure, ça fait des cacas qui sentent pas bons et qui ruinent les bodies une fois sur trois, ça vomit du lai macéré (on appelle ça poliment des « régurgitations »), ça bave, ça a pleins de petits boutons pas beaux, ça perd ses cheveux…

Et surtout, ça peut rendre dingue.

Petit tour des stéréotyopes du bébé catalogue :

- l’instinct maternel : on vous le répète tout au long de votre grossesse : ce bébé vous allez l’aimer tout de suite, c’est ça l’instinct maternel…

FAUX. Si avec Trognon, les choses ont été tout de suite évidentes, il m’a fallu quelques jours pour bâtir une vraie relation d’amour avec Cracotte, pour nous connaître, nous reconnaître et nous aimer. En la matière, il n’y a pas de règles. Ensuite, s’occuper d’un bébé, ça s’apprend. Ca n’est pas inné.

- les pleurs de bébé : pas d’inquiétude, vous explique-t-on, les pleurs de votre bébé, vous allez tout de suite les reconnaître et comprendre ce dont il a besoin.

FAUX

Quand un nourrisson hurle à mort, il ne s’agit pas de distinguer du Chopin ou du Mozart. Quand bébé hurle, on se dit surtout « pLDNM mais qu’est-ce qu’il a ???? » et on fait des méga hypothèses sur un tas de sujets : la couche sale, les dents, le rhume, les coliques, la fatigue, la faim, l’ennui, le bruit, trop de lait, pas assez de lait, la peur, la lumière, le noir, la croissance, mon stress contagieux, des gaz… QUOI MAIS QUOI ???? Et bien souvent, ON NE SAIT PAS… Parce que la vérité, c’est qu’un bébé, ça pleure et que des fois, il y a MEME pas de raison.

les bébés dorment beaucoup

 AHAHAHAHHAHAH

Pas tous et surtout, PAS comme nous* ! Bien souvent les bébés font des micros dodos de 15 – 20 minutes max à tout moment de la journée. Le genre de micro dodos qui vous empêchent de faire quoi que ce soit de vos journées (comme : vous alimenter, vous laver ou vous reposer) (oui, l’odeur moisie ne provient pas toujours de la couche du bébé).

- On peut apprendre aux bébés à bien dormir en leurs donnant des bonnes habitudes…

Et la marmotte… ?

Vous avez entendu parler de la nécessité d’apprendre à bébé à s’endormir seul ? Moi aussi. Alors au retour de Trognon, j’ai voulu faire les choses bien. Je l’ai mis dans son lit tout seul, dans la chambre, je lui ai fais un bisou et j’ai quitté la pièce… 30 secondes plus tard, il hurlait comme si on l’avait égorgé. Paumé dans un nouvel univers et seul. Alors qu’on avait partagé mon corps pendant 9 mois. Quelques mois plus tard, comme Trognon ne s’endormait toujours pas seul malgré les petits rituels et tous les conseils, j’ai testé la méthode du 5-10-15…(on le laisse pleurer 5 minutes, on revient le voir et on le rassure, on y retourne 10 minutes après, puis 15, etc. ). CA N’A JAMAIS MARCHE… Ca marche peut-être pour d’autres, ça marchera sûrement pour Cracotte qui s’endort déjà seule. Mais quand Trognon pleurait : rien ne l’arrêtait.

Les premiers mois sont difficiles, mais ça passe vite

NON.

Rétrospectivement peut-être. Mais quand il est 3 heures du mat, qu’on arpente le couloir de sa maison avec un bébé qui hurle dans les bras et que c’est comme ça toutes les nuits depuis 2 mois, on se demande vraiment QUAND ca va se terminer. Et la perspective d’une seule nuit semblable paraît carrément insurmontable.

- Un bébé, c’est rien que du bonheur…

Yeahhh !!!!! Un bébé c’est du BONHEUR, mais c’est aussi : des PEURS, de la DOULEUR, beaucoup de PLEURS* (comme hiboux cailloux genoux, ça rime). Pendant sa première année, Trognon a porté des atteintes sévères à ma santé mentale, à notre équilibre de couple, à mon auto-estime. Il m’a fait trembler de bonheur, j’ai été émue à chacun de ses progrès, j’ai adoré le moindre de ses sourires, j’ai été ébranlée par des torrents de joie. Mais nous en avons aussi bavé. Nous avons dû reconstruire notre couple, notre vie, notre rythme, retrouver notre souffle. Alors non, un bébé, ça n’est pas QUE du bonheur.

Adieu les bébés catalalogue ! Continuez de squatter chez Vertbaudet mais venez pas nous gonfler, parce que mon petit doigt me dit que les enfants catalogue, ça n’existe pas non plus !



*Sauf Cracotte. Sans vouloir vous énerver, Cracotte est l’exception qui confirme la règle. Du genre qui a tout de suite bien dormi, fait ses nuits à deux mois, pleure peu, sourit à gogo, fait la grasse mat jusqu’à 9 ou 10h le matin et des méga siestes l’après-midi. Je me doute qu’il y a anguille sous roche, alors je m’attends à une crise d’adolescence du tonnerre !


mercredi 25 septembre 2013

Pourquoi il faut aller à l’école ?

C’est sa question… Tous les soirs SANS EXEPTION depuis la rentrée. Parce qu’il a décidé qu’il n’aimait pas l’école. Fallait s’y attendre, depuis le temps qu’on lui vente le truc et qu’on essaie de lui faire gober que l’école c’est un peu Disneyland gratos, il a été un peu déçu. Faut quand même avouer que son instit a l’air moins fun que Mickey et la bande de 25 nains avec qui il est cloîtré tous les matins foutraient même la trouille à Blanche Neige.

Donc il n’aime pas l’école. Pour le motiver, j’ai tenté les deux grands classiques : il faut aller à l’école :
-          Pour apprendre : Réponse de Trognon : « mais j’aime pas apprendre »
-          Pour t’amuser avec tes copains : Réponse de Trognon : « mais je préfère jouer tout seul… »

Comme je trouve que ses objections tiennent la route, j’ai réfléchi à un top 10 des bonnes raisons d’aller à l’école que je vous propose ici en exclusivité internationale :

Bonne raison numéro 1 : Pour qu’une gentille dame inconnue t’essuie les fesses quand tu vas aux cabinets. Ça n’arrivera plus avant que tu fasses ta rentrée à la maison de retraite alors profites !

Bonne raison numéro 2 : Pour apprendre des chansons débiles et les reprendre en chœur avec tes copains les 25 nains qui chantent faux.

Bonne raison numéro 3 : Pour vivre la merveilleuse expérience de la collectivité : faire pipi en même temps que les 25 autres nains, dormir sur des minis couchettes avec des nains bruyants ou manger avec 50 gnômes qui crachotent sur leurs bavoirs.

Bonne raison numéro 4 : Pour démarrer une collection de poux et les échanger avec tes petits copains.

Bonne raison numéro 5 : Pour manger du poisson carré et des haricots-verts dégeu.

Bonne raison numéro 6 : Pour cultiver des champs bactériologiques et nous ramener des gentils petits microbes à la maison.

Bonne raison numéro 7 : Pour nous ramener des œuvres d’art moches de l’école et nous entendre nous exclamer « oh c’est joli, c’est toi qui l’a fait ? » (nan c’est Van Gogh)…

Bonne raison numéro 8 : Pour t’éclater à la récré : te rouler dans le bac à sable plein de pipi de chien, bousiller tes pantalons sur le toboggan et te bagarrer pour espérer chopper un des petits vélos dispos.

Bonne raison numéro 9 : Pour améliorer tes capacités auditives : réussir à garder tes tympans intacts dans des conditions de survie difficiles (enfermé avec 25 nains hurleurs dans 25 m2).

Bonne raison numéro 10 : Pour apprendre et plus tard avoir un beau métier, pointer au chômage, galérer, puis travailler comme un forcené et pouvoir te payer une jolie maison de retraite où une gentille dame inconnue t’essuiera les fesses (cf. bonne raison numéro 1).

Si avec ça Trognon n’aime toujours pas l’école, je rends mon tablier…


lundi 23 septembre 2013

THE RENTREE : il l’a fait !

Je savais que ça allait arriver, j’ai barré les jours sur le calendrier, j’ai entamé une préparation mentale dès le mois de juin… Et voilà, il est rentré…. Pour les nullipares et les nuls tout courts, en langage parentesque, ça veut dire : il fréquente désormais l’école.

Trognon a 3 ans et même si il me semble beaucoup trop petit pour ce genre de choses, il va à l’école…. La vraie école. Celle qu’on appelle maternelle pour faire croire aux parents qu’on va les materner (THE arnaque quoi !).

Pendant tout l’été, Trognon avait lui aussi pu bénéficier d’une préparation psychologique puisque toute personne croisée s’empressait de lui demander : « Alors, tu vas aller à l’école ?! Mais c’est génial ! ». Trognon est naïf… Il a cru les adultes. Il s’est enthousiasmé à l’idée d’aller à l’école. En plus, il avait repéré dans la cour  un méga toboggan qui lui faisait méchamment de l’œil.

Bref, en ce jour de Rentrée, on n’a pas eu de mal à le réveiller. Il a sauté dans ses sandales et a fièrement pris la direction de l’école. Cromagnon nous a accompagné pour jouer au papa modèle et aussi parce que j’en menais franchement pas large… (ahhhh l’école et moi !).

Arrivés dans le hall, j’ai sorti les chaussons Spider Moches de Trognon (oui, bon, la prochaine fois, je m’y prendrais plus tôt et j’éviterais de faire les fonds de rayon la veille de la rentrée !). Je l’ai aidé à les enfiler en lui faisant des grands sourires et en lui disant : « tu vas voir, c’est génial l’école ! » pendant que la moitié des mômes autour de nous explosaient en pleurs ou s’accrochaient aux cous de leurs parents avec des cris désespérés.

Trognon n’a pas pleuré. Il est resté stoïque. Je lui ai présenté sa maîtresse et je l’ai accompagné au tapis de petites voitures. Je lui ai dit joyeusement « au revoir Trognon, à toute à l’heure » et je suis sortie comme si de rien n’était…

Après, et SEULEMENT APRES, j’ai pleuré…

Je suis rentré chez moi, dignement. Accompagnée de Cracotte et de Cromagnon qui se foutait un peu de ma tronche. Cromagnon est parti au boulot et moi j’ai tourné en rond jusqu’à 10H30, heure de la récré. Là, j’ai fait ma snippeuse : j’ai embarqué Cracotte dans sa poussette rouge vif et je suis partie espionner me promener aux alentours de la cour d’école. Je sais, c’est ridicule. Mais pour ma défense : je n’étais pas la seule… Deux mamans sont passées un nombre de fois assez suspect devant la grille de la cour d’école avec le regard lointain du genre  « je ne cherche pas mon gamin des yeux, j’admire l’horizon ». Très discrète avec le tank de Cracotte, je pense néanmoins ne pas m’être fait repérer puisque j’ai usé de tactiques et autres ruses : relaçage de la chaussure, gouzi gouzi avec Cracotte hop un regard dans la cour, hop un regard dans la poussette, consultation intempestive du téléphone, etc.

De toute façon, je n’aurais pas dû. Parce que ce que j’ai vu m’a fendu le cœur. Trognon errait désespérément SEUL dans la cour, l’air complétement paumé du genre « mais qu’est ce que je fous là ? ». Je suis donc rentrée chez moi en faisant mine de ne pas remarquer les autres gamins super à l’aise qui s’étaient déjà rués sur le méga tobbogan et les vélos de compet.

A 11h45, j’ai enfin pu récupérer mon Trognon. Le sourire qui a fendu son visage en deux quand il m’a aperçu m’a à nouveau donné envie de pleurer mais je suis grande, je me suis retenue.

Trognon est revenu à la maison ultra fatigué. Et sans rien me raconter. Fils indigne.


Voilà. Il l’a fait. Il est Rentré. 

mardi 17 septembre 2013

C'EST PAS GRAVE...C'EST LES VACANCES...! Jour 11 : criée et défaite

Récit de vacances de la Babyole Family en 11 épisodes inédits ! SUITE et FIN.


« Réveil » douloureux… Verdict : encore + de piqûres... Partout… Les bêtes ont en fait déjà une avance sur nous et ont envahi tout le gîte : canapés du salon, boiseries… Elles ont survécu dans les draps et ont continué leur festin… Près de 200 piqûres sur le corps de Super Maman Super déprimée… Petite Cracotte n’a plus de mains, elle n’a plus que des boutons…

Cromagnon et Super Maman, un peu épuisés et démoralisés décident que, c’est pas grave, c’est les vacances : on va visiter la criée de Roscoff comme prévu. On fait un peu des vacances version  « les punaises, c’est tabou, on en viendra tous à bout ! »…  Pis après…, on lève le camp. Parce que quand même, trop de punaises tuent la punaise. Pour ne pas COMPLETEMENT GACHER les vacances, on réserve deux chambres à Lorient dans un Etap Hotel Formule 1 Top Class et on part à Roscoff.

La criée de Roscoff en trois I :
-          Instructif
-          Intéressant
-          Inadapté (pour les enfants)

Mais bon, on s’est déjà tapé le bateau, le poney, les châteaux de sable et la pêche à la crevette pour faire plaisir à Trognon alors on a bien le droit de profiter un peu nous aussi…

Cracotte toujours endormie dans son écharpe, on regarde tous ensemble les petits films qui expliquent comment se déroulent les criées à l’ancienne (avec un vrai crieur) et on est vraiment emballés jusqu’à ce que la gentille dame explique que l’on ne fait plus du tout comme ça et que désormais la criée, c’est online avec des mareyeurs bien calés derrière leurs ordinateurs depuis leurs petits bureaux et des codes PIN pour indiquer si le poiscaille est bien frais ou un peu avarié !

On observe derrière des vitres de plexiglass des grands entrepôts où les employés de la criée trient le poisson quand on ne vient pas faire la visite la veille d’un jour férié et qu’il y a du poisson à trier. On explique à Trognon que là d’habitude, il y a pleins de poissons que des messieurs achètent… Et on rattrape le coup avec un aquarium rempli de langoustes, homards, crabes et bêtes à pinces qui fascinent Trognon et lui fichent une sacrée trouille !

La visite de la criée terminée, on arpente le quai de déchargement et les mâles restent rêveurs devant les zones délimitées à la peinture jaune, les fenwicks et les grues qui pivotent.


Puis, il faut bien rentrer… Nos chères punaises nous attendent. Retour au gîte… Je prends Mini Cracotte dans les bras et là… Qui est ce-qui grouille sur la tête de la tite princesse endormie… Des bébés punaises… C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Je ne veux plus aller à Lorient, avec des passagères clandestines dans les bagages, les draps et la tête de ma fille. A défaut de pouvoir les exterminer, je préfère les quitter définitivement, la Bretagne avec. Cromagnon acquiesce et va prévenir les propriétaires du gîte éplorés : « Mais c’est pas possible, c’est le ciel qui nous tombe sur la tête » (oui, on se croirait dans Asterix et Obélix, mais en moins drôle). Pendant ce temps, je met Trognon à la sieste dans le seul lit pat trop contaminé et donne un bain à Mini Cracotte. A la sortie du bain, je l’emballe dans sa serviette et la garde un moment dedans en me demandant avec quels vêtements non contaminés l’habiller. Quand soudainement, quelque chose dans la serviette attire mon regard… Des punaises… Des LNMDLM de punaises dans sa serviette, contre son petit corps tout nu… Je balance la serviette par terre et frôle la crise d’hystérie !
Pendant que Cromagnon fait les bagages, je fais quelques courses pour la route : teeshirts, bodies et alèse de berceau neufs.

On boucle les valises et au revoir PlouPunaises sans un regard en arrière.

6 heures de route et un flash plus tard, nous voilà arrivés à la maison. Un peu amers. Mais avec de beaux moments derrière nous aussi, la découverte de la Bretagne pour Trognon et l’expérience de nos premières vacances à 4 !

Les punaises ont grignoté notre sang, nos neurones (bonjour la paranoïa !) et nos dernières journées en Bretagne…

Mais c’est pas grave, c’était les vacances !






C'EST PAS GRAVE...C'EST LES VACANCES...! Jour 10 : poney et punaises, la guerre est déclarée

Récit de vacances de la Babyole Family en 11 épisodes inédits ! SUITE

Réveil difficile après une nuit agitée et des boutons sur tout le corps… Trognon semble épargné… Les mains de Cracotte ne sont pas jolies à voir. On décide de contre-attaquer immédiatement et après un peu de surf sur le net, nos draps sont lavés à 40° et une bombe d’insecticide est vaporisée  sur le matelas… AH AH AH… A ce moment-là, on y croyait… Ridicule défense pourtant face à la férocité et l’extrême résistance de l’ennemi.

Malgré un Trognon pas Super Méritant (rapport à la crise de la veille), on décide de maintenir le programme et d’effectuer la sortie poney prévue. Petit tour à dos de poney donc avec un Trognon muet agrippé à sa selle, sérieux comme un pape mais qui certifie que ça lui plaît et une Cracotte endormie dans son écharpe préférée…

Retour au gîte et sieste obligatoire pour Trognon qui a besoin de se reposer. Plan de bataille pour le soir : les PUNAISES : NO PASSARAN !

Pour ma part, je ne PEUX PAS redormir dans le lit infesté de punaises… Cromagnon est un peu plus courageux ou un peu plus naïf, et ayant (un peu) foi dans la bombe insecticide décide de servir d’appât et de tester à nouveau le lit parasité. Je m’enroule dans un drap propre (mais lavé à 40% seulement, pauvre de moi) à même le sol du salon.

La nuit blanche commence. A 4 heures du matin, Cromagnon descend : il se fait bouffer vivant… Il craque, prend une douche et va dormir tête bêche dans le lit de son fils. Moi j’ai l’impression de continuer à me faire piquer et surtout, je meurs de froid sur le carrelage…

La suite au prochain épisode...

C'EST PAS GRAVE... C'EST LES VACANCES...! Jour 9 : le jour où tout a basculé... !

Récit de vacances de la Babyole Family en 11 épisodes inédits ! SUITE

Le village de Meneham : un prospectus avec une belle photo sur le papier glacé, une maison en pierre entre deux rochers la promesse de voir des artisans à l’œuvre, la reconstitution d’un village ancien, la gratuité des lieux… Bref, tout ce qu’il faut pour m’attirer… Cromagnon tire un peu la tronche… Comme Trognon est super pénible, Cromagnon menace plusieurs fois d’annuler la sortie à Meneham… Ca l’arrangerait bien Cromagnon de ne pas être obligé de se farcir les étalages de bracelets en cuirs et boucles d’oreille en forme de triskell… Il voudrait bien sécher les vidéos sur le travail des goémons ou la vie aux champs en 1930… Mais Cromagnon sait parfois être Super Mari et en route la troupe pour Ménéham (non sans quelques râleries pour la forme !).

Bon d’accord, c’est pas top…  Bon d’accord, à part 3 jolies maisons aux toits de chaume, il y a pas grand-chose… Bon d’accord, il y a même pas d’artisans, juste une boutique ! Mais les vidéos sont intéressantes non ?!

Après un petit tour dans le village, petite promenade sur la côte… Grand grand soleil, plage de sable fin, eau presque turquoise… C’est trop tentant le Cap d’Agde à la Bretonne… Cromagnon embarque Trognon pour récupérer les affaires de plage au gîte et on zappe la sieste pour  faire honneur à cette belle après-midi ensoleillée. Cracotte dédaigne sa tente et préfère restée collée à moi dans son écharpe de portage ce qui, au passage me permet  d’échapper à la énième construction de château de sable ! Cromagnon et Trognon tentent une baignade, mais même armés d’une « combinaison spéciale », c’est FROID ! Pendant ce temps, j’ai le temps de lire une ou deux pages de mon bouquin ! En pleine journée ! Incroyable !

Fin de journée qui s’annonce avec le soleil qui décline, et Trognon qui nous fait une méga SUPER GEANTE crise… Motif du délit : ne veut pas mettre son caleçon… Attitude observée : roulage dans le sable les fesses à l’air en poussant des hurlements de psychopate…  Même pas honte Supers Parents (un peu quand même !) : on assume et on fait pas semblant de pas le connaître (c’est tentant pourtant)… Cromagnon fait remonter ses réflexes de rugby, plaque Super Pénible dans le sable et tout en le maintenant au sol, lui enfile de force de quoi être un peu plus présentable… Puis Cromagnon traîne Super Pénible hurlant, jusqu’à la voiture où il le boucle dans son siège…  Les hurlements se poursuivent jusqu’au gîte avec douche, pas de repas, dodo en option non négociable. Trognon finit par s’endormir par terre après avoir tambouriné à la porte de sa chambre un moment…  ( N.D.L.R : le « si tu casses, tu payes » ne marche pas à  3 ans)…

Après une soirée un peu plus tranquille passée sur le lit à refaire le monde et à signer « le soleil brille » sur des cartes postales, voilà enfin une nuit de sommeil bien méritée pour les Supers Parents… Parce qu’après tout… C’est pas grave, C’EST LES VACANCES !!! »

La suite au prochain épisode….

ET BIEN NON…

Car la suite c’est tout de suite AVEC DES REBONDISSEMENTS incroyables et pas faits d’amour et d’eau fraîche…

Elles sont sorties de leur cachette pendant qu’on dormait… Elles se sont fait discrètes et on ne les a ni vues, ni entendues… Elles avaient pourtant laissé des petits indices les nuits précédentes qui auraient pu nous alerter… Quelques traces de sang ici ou là…

Et puis cette nuit, au beau milieu de notre sommeil innocent, elle sont passées massivement à l’attaque… Elle s’y sont mises à plusieurs, c’est certain… Depuis, rien que de penser à elles, on se sent mal…

Mais qui sont-elles ?

LES PUNAISES !!!!

Des saletés de petites punaises qui se cachent dans le matelas et ont envahi nos draps… Réveil à 5H pour Cromagnon qui se plaint de démangeaisons féroces sur tout le corps. On pense à un moustique. Mais on est en Bretagne. Il fait froid, il  y a pas de moustiques. Puis on allume la lumière, on voit le dos de Cromagnon parsemé de petites piqures… Je commence aussi à me gratter…Et là, subitement qui file sur le drap blanc… Elle… Ou plutôt, l’une d’elle… La punaise… gorgée de sang… Qu’on écrase en dormant et qui laisse ces fameuses traces sur les draps… On regarde de plus près et on en voit plus…

Impossible de se recoucher dans ce lit…  Branle-bas de combat…  C’est la lutte finale et tout ça… On enlève tous les draps et on les mets à la machine… J’emmène Cracotte (dont on soupçonne le berceau d’être infecté) dans la chambre de Trognon et Cromagnon dort (mal) sur le fauteuil du bas…

Un lendemain matin compliqué nous attend avec le manque de sommeil pour décider que faire pour se débarrasser de ces saletés de bestioles même pas à nous et qui menacent notre santé mentale déjà fragile !

C’est pas grave, c’est les vacances ? BAH JUSTEMENT, C’EST LES VACANCES !LNMDLM

La suite au prochain épisode…


C'EST PAS GRAVE... C'EST LES VACANCES... ! Jour 8 : île de Sein

Récit de vacances de la Babyole Family en 11 épisodes inédits ! SUITE

Réveil qui sonne à 7H30 (parce qu’on est assez fous pour mettre le réveil en vacances alors que les deux enfants dorment !). 

Aujourd’hui grande excursion : vers l’île de Sein au  large de Brest. Première étape : la voiture… Une demi-heure jusqu’à Brest. Puis, une demi-heure d’attente sur le quai sous le crachin breton qui trempe bien et enfin une heure et demie de bateau avec une escale à Camaret pour prendre d’autre voyageurs. Touristes à gogo, chiens qui aboient, plus de 200 places, pas d’accès aux ponts extérieurs, peu de roulis… Bref, on n’est pas franchement sur le radeau de la méduse, mais Trognon semble content. Pour le côté pittoresque on repassera… Un peu l’impression d’être dans un RER à Paris… La mer en +… Et la mer, c’est quand même beau ! On longe la presque île de Crozon, la pointe du Raz avant de passer en pleine mer (d’huile). Débarquement sur la petite île de Sein (après Camaret, merci les jeux de mots, Cromagnon…)…

Jolie promenade sur une île plus… rustique que Batz.





Déjeuner dans une crêperie en terrasse, au soleil, puis repli stratégique et intempestif à l’intérieur en catastrophe pour le dessert avec le ciel qui s’abat de nouveau sur nos têtes. Le soleil revient quelques minutes plus tard et nous permet de continuer notre ballade vers le phare. 250 marches, que Trognon a gravi avec courage pendant que Cromagnon gardait courageusement Cracotte… en bas… !




















Retour en fin de journée vers Brest et voiture jusqu’à Plouneour Chose… Avec un petit cadeau spécial de Trognon pour remercier ses parents : une belle crise hystérique parce qu’il ne veut pas rentrer à la maison…
La Bretagne nous fait de l’œil avec ses petites îles et ses beaux paysages qui nous regonflent à bloc ! Heureusement que Trognon est là pour nous dégonfler un peu au passage !

La suite au prochain épisode !

C'EST PAS GRAVE... C'EST LES VACANCES... ! Jour 7 : plage et crevettes migrateuses !

Récit de vacances de la Babyole Family en 11 épisodes inédits ! SUITE

Alors on la trouille la crevette ?!
Grasse mat pour les filles de la maison pendant que Cromagnon et Trognon se lèvent tôt et filent faire du cerf-volant sans vent… L’important, c’est d’y croire… Retour des fous du volant, repas du midi et départ pour une nouvelle après-midi plage, à Plouescat. Chantier de château fort en route, avec du sable qui permet des constructions de premier ordre. Puis pêche à la crevette. Avec nos belles épuisettes flambant neuves, une marée basse et pleins de rochers, on est sûrs avec le petit mousaillon de revenir le seau débordant de crevettes. C’était sans compter le flair légendaire des crevettes bretonnes qui ayant entendu parler de notre arrivée ont préféré lever le camp vers d’autres océans plus hospitaliers. Pour ne pas perdre la face, on a quand même ramassé quelques coquillages qui sont venus s’entasser avec ceux déjà ramenés au gîte.


L’après-midi tranquille s’est poursuivie avec la construction d’un circuit de billes (qui reste à améliorer) et l’opération pelleteuse pour enterrer les jambes de Trognon ou les genoux de Cromagnon. Ne souhaitant pas être recouverte de sable (« c’est plein de petites bêtes là-dedans »), je me suis lâchement servie de Cracotte qui avait besoin de moi. Cracotte a enfin accepté de dormir dans sa jolie petite tente. Ce qui lui permet au moment où j’écris ces mots de pousser la chansonnette alors qu’on a tous très envie de dormir… 

Suite au prochain épisode !

C'EST PAS GRAVE...C'EST LES VACANCES... ! Jour 6 : miellerie et ballade plage

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Réveil à 7h de Trognon C’est pas grave, C’EST LES VACANCES ! pendant que Cracotte après une tétée, replonge jusqu’à 9h… Trognon a hâte d’aller redécouvrir ses cadeaux de la veille et entame un combat mémorable entre pirates, chevalier, pompiers et requin… Impossible de savoir si Nemo s’en sort mais Cromagnon demande une trêve et replonge dans les bras de Morphée une heure. Une heure pendant laquelle Trognon mène les hostilités seul et très sagement avant de venir re-réveiller ses pauvres parents.


Trognon semble lui-même très fatigué mais refuse d’abdiquer et ne prétend pas dormir. Impossible de le faire sortir de la maison non plus, un capitaine en guerre n’abandonne pas ses Playmobiles tous neufs aussi facilement. Cromagnon devra encore attendre pour faire voler son cerf-volant…
Après une belle matinée de procrastination, repas et sieste jusqu’à 4H. Puis idée de génie bien foireuse de ma part : aller visiter une miellerie. Foireux. C’est pas grave, C’EST LES VACANCES ! Mais quand même… Plein de monde. Trop de monde. Des beaufs et des bobos mains dans la main avec leurs gamins mal élevés qui écrasent en douce les jeunes abeilles inoffensives pendant que l’apiculteur explique d’une voix monocorde comment la reine se fait féconder… Trognon est quand même super intéressé (il est pas normal ce gosse) et on arrive à quitter en douce la visite sans qu’il se cramponne à une ruche en lui faisant miroiter l’achat d’un goûter sur la route (bouhh les menteurs).

Histoire de rattraper  cette journée un peu ratée, on s’arrête à une plage pour faire voler le cerf-volant sans vent (défi n°1) ou à défaut pour escaler les roches de granit  en tong hawaiennes (défi n°2)…. Plage magnifique, couleurs et météo chaleureuse… Sable fin de première qualité… On se promet de revenir. Demain. Si tout va bien.



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C'EST PAS GRAVE... C'EST LES VACANCES...! Jour 5 : Océanopolis, Brest et anniversaire

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Journée Super Spéciale… Il y a 3 ans, jour pour jour, naissait un petit garçon aux cheveux bruns en bataille et aux yeux en amande, un petit vorace avec une solide énergie… Il y a 3 ans, Trognon trouvait tant bien que mal le chemin de la sortie et s’élançait pour croquer la vie à pleine dents : IL a bien changé depuis, ce petit bébé anxieux qui sursautait au moindre cri et remplissait nos nuits de ses pleurs angoissés. Un formidable chemin parcouru par un formidable garçon qui a pris confiance en lui et nous impressionne chaque jour par son esprit facétieux, son appétit de vivre, sa curiosité sans répit et son enthousiasme communicatif.

Ce 8 août ne peut donc pas être une journée comme une autre. Réveil de l’asticot avec un bon anniversaire qui lui donne le sourire  « c’est mon m’anniversaire ! » et départ pour Océanopolis à Brest, THE AQUARIUM !

Avec Cromagnon, on a planifié la visite à l’ouverture et alors qu’il fait grand soleil pour éviter la foule des grands jours. On a même déjà les billets ! (hé ! malins !). Début de la visite avec la zone tempérée : les poissons et animaux marins de nos côtes bretonnes.  Clou du spectacle : le bassin tactile… Qui n’a pas rêvé de caresser une étoile de mer vivante ou de titiller un oursin plein de piquants ? 

A Océanopolis, on peut faire tout ça avec le grattage du concombre de mer en bonus… Trognon a timidement caressé les étoiles et le concombre mais s’est bien gardé de toucher les oursins « parce que c’est des piquants maman ! » (poule mouillée…) !

Si si, y a Némo, dans le coin à gauche !


Après s’être un peu émerveillés devant la danse des méduses façon E.T, direction la zone tropicale avec des milliers de poissons  de toute les couleurs, tout pleins de Némo (elle est où sa maman ?!) 





Mais  surtout, on arrive dans la Chapelle Sixtine d'Océanopolis... The place to be, bref la pépite de l’aquarium : le bassin des requins ! Il faudra qu’on m’explique pourquoi tous les gamins sont dingues des requins, des dinosaures et des chevaliers… (merde quoi, on est au 21ème siècle, peuvent pas être un peu plus branchés les mômes ?!). 


Pour de vrai, et si on arrive à faire abstraction de toutes les explications des requinautes en herbe sur les différentes sortes de requins (« ça c’est le requin tigre, « mais non c’est le requin chat, blablabla), c’est assez chouette… En dehors des jours de grande foule parce que sinon, ça doit être carrément le cauchemar… Trognon a quand même sacrément eu la trouille quand ils sont passés juste à côté de lui ! (oui derrière le hublot quoi).



Dernier pavillon : la zone polaire… Un peu moins impressionnante avec ces faux ours polaires mais on peut tout de même voir une colonie de manchots qui vivent sur une fausse banquise et des loutres qui mangent  du poisson en faisant des tours magiques…

Fin de la visite avec un petit passage par le toboggan et l’aire de jeux extérieure qui a  passionné  Trognon presque autant qu’Océnapolis… A noter tout de même, un élément remarquable dans ce parc à attractions poissonesque : on est pas obligé de passer par les boutiques pour sortir !!! (on l’a fait quand même, sinon c’est pas drôle !)…

Petite tentative avortée de promenade dans Brest… Petite tentative avortée de promenade pour voir les gros bateaux militaires (ah donc les barbelés qui entourent la zone navale, ça veut dire qu’on a pas le droit de passer ?) Petite tentative avortée de passage au magasin du skipper (pourquoi fermer entre midi et deux ???)… Petite tentative avortée de visite de la criée de Brest (c’est que le matin ? Zut )…  Mais c’est pas grave, C’EST LES VACANCES ! Petit tour improvisé donc sur le moche port de plaisance et observation à distance des gros bateaux de marchandise qui suffisent à ravir Trognon. J’ai oublié de parler de Cracotte… En fait pendant ce temps là, Cracotte dort… 

Retour à Plouenour Chose après un petit tour pas commenté de Brest la magnifique. Partage équitable d’une boîte de barquettes en guise de repas et un Trognon qui ne dort pas… (il a trois ans quand même !). Arrivée à la maison et sieste forcée pour les enfants (mais si, z’êtes fatigués !)…Cromagnon et moi, on en profite pour préparer l’anniversaire du big boy de la journée ! 


Réveil de la sieste 19H avec un apéro tout prêt et presque parfait : 3 pailles par verre, des coquillages coloriés et des ballons colorés, des pirates dans les chips fantômes et des parasols plantés dans des bouts de melon… Un barbecue en préparation : pas facile le barbecue dans le vent breton ! Mais c’est une mission pour Super Barbecueur à qui ça ne fait même pas peur ! Et en dessert, quoi de mieux qu’un gâteau bonbon et une glace ?! Notre petit bonhomme souffle toutes ses bougies avec un petit pincement au cœur pour moi… Déjà si grand ?! Cracotte émerge au bon moment et peut écarquiller les yeux devant son grand frère de 3 ans ! 

Déballage des cadeaux (« Tiens Cracotte, celui-là, c’est pour toi ! » « ah non mon cœur, il n’y en a pas pour Cracotte, c’est tout pour toi ! » « Pourquoi « ? » « parce que c’est TON anniversaire ! »)…
Trognon est très organisé et déballe tous ses cadeaux un à un avant de les déposer sur la cheminée, alignés et demande à chaque fois à ce qu’on les compte… Bilan : 11 cadeaux ! (+ ceux déjà reçus des papis mamies et taties tontons !).Soirée jeux (forcément…) et difficulté à aller se coucher… Forcément…  Tentative de dodo dans le placard puis sur le tapis où il finira par s’endormir !




Suite au prochain épisode !

C'EST PAS GRAVE... C'EST LES VACANCES...! Jour 4 : Plage, châteaux forts et kamikaze

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Matinée non exceptionnelle (d’ailleurs, deux jours après, on ne s’en rappelle déjà plus) (cailloux, cabane, courses, tout ça). Repas rapide et en route pour la plage… Beau temps, pas beau temps ? C’est la Bretagne et on ne sait pas. Tant pis, on prend tout : les maillots de bain et les pulls, les serviettes et les Kway. Arrivée sur la plage déserte et nuageuse. Plantage de THE Super Tente Pop Up de Mademoiselle (qui préfère être dans les bras alors que son frère meurt d’envie d’y entrer). Pour la tenue vestimentaire : on opte pour des bas de maillot et des hauts à manches longues. Comme ça, on est au diapason avec la météo bretonne.  Début du chantier de construction de château fort… Le sable n’est pas génial (un peu trop granuleux, si si…) mais c’est pas grave, C’EST LES VACANCES ! Une tour, deux tours, trois tours, quatre tours, des murs, de l’eau (mais pourquoi elle est si loin la mer ?!), des coquillages pour décorer, des douves, un pont… Quelques heures (oui, des heures) plus tard, le château est achevé. Trognon le chevalier commence alors méthodiquement à le détruire… MAIS POURQUOI ?! « Comme ça les ennemis peuvent pas rentrer »… Ah oui, c’est sûr… Logique implacable du Kamikaze…

Cracotte ne dort pas… Hors de question qu’on la laisse à l’abri dans une tite tente qui la protège du soleil et du vent… Non, mademoiselle préfère venir piquer des colères à l’extérieur pour peaufiner son bronzage ! Après la construction du château, escalade des gros rochers et découverte des berniques entre princesse et chevalier. Puis retour en fin de journée avec les chaussures pleines de sable à la maison. Endormissement du petit moussaillon épuisé en maillot de bain sur le canapé. Et pourtant, il ne voulait pas rentrer.

Encore une belle journée… Ensoleillée ! Et la Bretagne avec du soleil, c’est sympa aussi !


Suite au prochain épisode !

C'EST PAS GRAVE...C'EST LES VACANCES... ! Jour 3 : excursion sur l’île de Batz

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Réveil à 9H, après une nuit quelque peu agitée avec Cracotte qui avait décidé à 3heures et demi que le dodo, c’est fini. Crise matinale de Trognon pour se mettre en jambes.  Punition, pleurs, menaces, explications, pardon et en route pour l’excursion du jour : l’île de Batz !


Trognon se remet de ses émotions et s’endort dans la voiture. Pendant que les hommes garent le tank familial, je fais avec Cracotte la file d’attente pour acheter les billets pour la traversée en bateau vers l’île. Cracotte décide que justement, c’est pile l’heure de son casse-croute et le fait savoir à grands renforts de cris. Histoire de passer inaperçu : « oh le tout petit bébé ! Il a quel âge ? » « Elle (c’est pourtant pas pour rien qu’on l’habille en rose) a 3 semaines » ! Merci  Cracotte de l’avoir joué discrète, comme ça tous les touristes bloqués dans la file d’attente et qui n’ont rien d’autre à faire peuvent s’extasier sur le joli poupon et sa maman pas très sociable ! C’est pas grave, C’EST LES VACANCES !

Les tickets achetés, embarquement immédiat, avec un Trognon groggy mais enchanté ! Direction le toit du bateau, pour une traversée vivifiante et un peu trop rapide au goût de Trognon. Débarquement en douceur et Super Bon Plan de Cromagnon, qui propose de manger dans la première crêperie rencontrée, à midi moins le quart, avant que les terrasses soient prises d’assaut et histoire de ne pas tourner en rond pendant 3 heures avant de se décider ! Résultat : Cromagnon a assuré (pour une fois !) (oui, je médis)… Belle terrasse avec vue sur la mer, service chaleureux et crêpes gouteuses ! Cracotte endormie sur les genoux (bah oui, on l’a tenté façon aventuriers : sans poussette ).

Une fois rassasiés, en route, à pied vers le phare. Trognon marche une bonne partie du chemin, soit 2 km. Arrivés au phare, Trognon devient un Super Chevalier et par à l’assaut du phare : il monte seul les marches jusqu’au sommet. De là haut, vue magnifique sur l’île. Cromagnon prend sur lui et combat vaillamment sa peur du vide en se cramponnant au mur, pendant que Trognon enchaîne 98 tours du phare parce qu’il veut voir « l’autre côté » et n’a pas l’air de saisir qu’on tourne en rond… S’arrête tout de même une seconde pour déclarer  « je suis énervé à cause des gens qui avancent pas ! » …  Ah bah oui, il y a des gens qui se sont tapé la montée, pas seulement pour admirer le trampoline que toi tu as repéré dans un jardin quand tu as daigné regarder la vue 20 secondes !

Suite de la ballade vers la côte pour escalader quelques rochers pendant que je mitraille de photo les deux « escaladeurs » sans peur ni reproche…Retour sur les épaules de papa et halte glace bien méritée à mi parcours. Embarquement à l’avant du bateau après une ballade bien fatigante sous le soleil breton (sans blague, avec coups de soleil à l’appui). Retour sur le continent et ultime ballade à Roscoff avec  l’incontournable achat de cartes postales ! (Entre temps,  j’ai appris comment faire faire pipi à un enfant de 3 ans en plein milieu du port animé et avec un bébé de 3 semaines dans les bras, sans poussette ! Défi  relevé, voitures arrosées, et avant-bras musclés !)


Fin d’une belle journée, heureux comme des poissons dans l’eau, du soleil à l’intérieur pour les mois à venir ! Et si on allait habiter sur une île ?!

lundi 16 septembre 2013

C'EST PAS GRAVE...C'EST LES VACANCES...! Jour 2 : courses foireuses et promenade venteuse

Récit de vacances de la Babyole Family en 11 épisodes inédits ! SUITE.

Crise de Trognon au réveil… Pourquoi ? On sait pas… On sait plus… Mais crise, menaces, punition… Etc. Enfin, départ…pour Le****c !! Hip hip hourra ! Mais faut bien remplir le frigo… Comme les 8 milliards de personnes qui ont voulu faire la même chose au même moment… Bain de foule gratuit sans supplément. Une poussette. Un chariot. Un enfant de 3 ans qui veut du kiri, des bonbons, du chocolat, et ça et ça et ça… Bilan : beaucoup de sous, un chariot plein et un « plus jamais ça ! »…

Retour à la maison de pierre. Il pleut. Programme : sieste pour tout le monde. Réveil en fin de journée… Il ne pleut plus. Direction la côte pour une promenade  vers le phare… Cracotte qui pleure. Cracotte dans l’écharpe de portage… Cracotte qui ne pleure plus mais super plein de vent ! Et… Ah si, il pleut encore en fait… Vive le crachin breton… Surtout quand il crache des grosses gouttes… C’est pas grave, C’EST LES VACANCES ! Retour à la voiture… On est quand même content parce qu’on a eu le temps d’escalader trois rochers, de se dire que c’est beau et de se confectionner des couronnes de chevalier et de princesse… 



Retour à la maison de pierre pour un repas d’anniversaire de folie : pâtes coquillettes cuites à l’étouffée et revenues dans une sauce de tomates de saison, jambon découenné ET dégraissé… Et en dessert Kouign Aman  parce qu’on est en Bretagne quand même… Mais avoir avec soi, Cromagnon, Trognon et Cracotte… Et savoir que c’est ça qui fait la différence, le bonheur… Même quand on est plus vieux d’un an…

Petite balade entre princesse et chevalier avant la tombée de la nuit, pour dire bonne au champ de blé, au champ de maïs, aux poules, à la chèvre Comète, aux vaches «de  toutes les couleurs » et au moutons…


La suite au prochain épisode….

C'EST PAS GRAVE…. C’EST LES VACANCES… ! Jour 1 : arrivée en Bretagne

Petit retour en arrière avec les vacances en Bretagne et des textes écrits en direct live pendant le séjour. Récit de vacances de la Babyole Family en 11 épisodes !

Jour  1 : Dimanche 4 août, arrivée en Bretagne
En route vers Plouneour Trez, Bretagne, 600 km.
Réveil à 4h du matin. Coffre déjà chargé, enfants endormis, parents ultra prêts… Les pros de l’organisation ! Cromagnon prend délicatement Trognon dans son lit pour l’installer dans son siège auto. Mission réussie… Presque… Trognon ouvre les yeux et s’exclame : « Je vois les étoiles !!! »… Trognon mettra plus d’une heure à se rendormir ! Une heure et une cinquantaine de « pourquois »… !  

Arrivée en terre bretonne sans encombre, avec de nombreuses haltes mais un bon voyage en tenant compte des contraintes suivantes : un enfant de 3 ans et un bébé de 1 mois ! Accueil très… « breton » des propriétaires : « on parle breton, ça vous dérange pas ? »… « Ah non, on comprend rien du tout, mais allez y ! ». Tarte aux pommes et bouteille de cidre de bienvenue, maison de pierre « comme ça, même si le loup souffle, ça s’envole pas » et campagne agricole avec lointaine vue sur la mer. On est bien ! Mais il est midi… Et là… Première fatale erreur des Supers Parents… Avoir oublié qu’on est dimanche. Que le dimanche, on ne peut pas faire ses courses… Avoir oublié le paquet de pâtes de secours… Avoir un garçon qui a faim et qui veut voir la mer…

Avec Cromagnon, on croit avoir la solution mais en fait on s’enfonce dans notre fatale erreur…  Apres s’être fait refoulé de la fête locale du coin et privés de leur « Kig Ar quelque chose » (il parait que ça se mange), on se rend à la petite épicerie du coin ouverte 7/7 et hors de prix… Achat de chips, une baguette de pain et des tranches de jambon et direction la mer… Trognon veut pique-niquer sur la plage… Il ne veut pas attendre une seconde de plus. Alors Cromagnon le porte hors de la voiture et le dépose dans l’herbe en bord de plage… Ah, non… C’est pas de l’herbe… Ce sont des orties… Pleurs…  Cris… « Papaaaaaaaaaaaaaaaaaa, t’as fais une grosse bêtise…. Ouillllllllllllle….Ca fait mal…. »… OK, de toute façon, elle est nulle la plage ici, la mer s’est carapatée à des millions de kilomètres….(merci la marée basse). Tout le monde remonte dans la voiture… On recommence…. Plage n°2… Pique-nique… En plein vent avec les chips qui s’envolent… Mais c’est pas grave…. C’EST LES VACANCES… !

Fin de la cata : promenade sur le bord de mer (en pull, merci la Bretagne pour  cette lutte incessante contre le réchauffement climatique), retour au gîte et grosse sieste compensatoire pour tout le monde !


La suite au prochain épisode !

Le grand "comeback"

Dernière entrée de ce blog en avril 2013… Il y a plus de deux ans. Mais que s’est-il passé ? Non, Cromagnon, Trognon et Princesse Pacotille n’ont pas subitement disparus de la surface de la planète. Mais pas loin. SCOOP… La Babyole family a été aspirée dans une faille spatio-temporelle. Géante, la faille.

Tout a commencé, on s’en doute avec mon retour au travail. Un nouveau travail. Le genre de travail pour lequel je n’ai jamais fait d’études avec beaucoup de choses à apprendre sur le tas, du stress et des horaires à rallonge. Alors en rentrant, je n’aspirais qu’à une chose, jouer avec Trognon avant qu’il ne soit déjà l’heure de le coucher. Une fois Trognon couché, ma réserve d’énergie était complètement épuisée. Les cubes à empiler, c’était vraiment le max de mes capacités cognitives. Plus le temps ni l’envie de me planter devant l’ordinateur pour balancer des lignes sur un fichier word. D’autant plus qu’écrire, c’était un peu devenu mon métier. Le soir, décompression télévision, c’était très bien.

Alors qu’est-ce qui justifie mon retour aujourd’hui après deux ans d’absence non remarquée ? L’envie d’écrire à nouveau puisque je ne le fais plus au travail. Ah oui. Parce que je ne travaille plus. J’aurais peut-être dû commencer par là. Je suis en congé maternité et congés tout courts. Parce que j’ai eu une fille (non je l’ai pas gagnée hein, je l’ai fabriquée !) (quoi que celle-là, des fois je me demande si c’est bien moi qui l’ai fabriquée…).

Bref, sans raconter ma vie ces deux dernières années, voilà un bref résumé par ordre chronologique :
  •           La Babyole family a acheté une maison.
  •      La Babyole family a donc déménagé dans la nouvelle maison.
  •      La Babyole family a fait des travaux, presque tous les weekends et pendant de nombreuses vacances. 
  • La Babyole family avait complètement sous-estimé le temps que lui prendraient les travaux de la maison. Et l’argent aussi.
  •  La Babyole family compte un nouveau membre. Une fille. Cracotte. Parce qu’elle est craquante.
  •  Trognon a grandi. C’est plus un bébé. Il va même à l’école. (gloups).

Voilà donc la nouvelle composition de la Babyole family.


Princesse Pacotille (moi donc) : pas encore 30 ans mais déjà des cheveux blancs (surtout depuis la naissance de Cracotte), des kilos en plus et une vergeture ventrale laissés en souvenirs par Cracotte (j’aurais préféré une carte postale mais merci ma fille), un vrai travail sérieux, une maison et un jardin terrain vague, deux enfants (ça fait vieux comme portrait en fait). Sait fabriquer des cabanes avec des draps, maîtrise la recette du gâteau train, fait office de distributeur de lait, a désormais 4 bras (en tout cas, c’est ce que semblent considérer certains membres de la babyole family). Fait encore la grasse matinée.


Cromagnon : pas encore 30 ans mais ça ne saurait tarder. Commence se dégarnir, repasse lui-même ses chemises, est devenu le roi du bricolage, a appris à plier un body, est toujours fan de rugby, boit encore des bières mais celles-ci stagnent plus longtemps qu’avant dans son estomac, sait construire des tours de Kappla, connaît Petit Ours Brun, les détails de la vie des chevaliers, ne fait plus la grasse matinée.



Trognon : 3 ans. Dort. Beaucoup (après deux ans de lutte acharnée et de réveils quotidiens à 6h du matin). Va à l’école et n’aime pas ça, mange de tout (des pâtes, des pâtes mais aussi des pâtes), est passionné obsédé par les trains, est super beau garçon (en toute objectivité !), aime faire des travaux, traverse une phase d’Œdipe momentanée (=depuis sa naissance), a le plus beau sourire de la planète, est un chevalier.






Cracotte : 2 mois. Dort. Beaucoup. Et ce, depuis sa naissance ! Yeahhhhhh. Ressemble beaucoup à un bébé de magazine : dort bien, mange bien, reste calme, patiente. Mais on se doute qu’il y doit y avoir entourloupe quelque part. A tous les coups, elle nous attend au tournant et un jour, ça va se payer. En attendant, fait ses nuits, des grosses siestes l’après-midi, et des grasses matinées le weekend. Sourit (comme son frère), fait des pets très bruyants mais est quand même une princesse (dixit le chevalier).

Voilà brièvement où nous en sommes.


Je ne suis pas sûr que ce blog ira bien loin quand mes pieds reprendront « gaiement » le chemin du travail et que le rythme de vie sera de nouveau compliqué mais en attendant, je suis de retour pour raconter nos péripéties quotidiennes !
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