mercredi 23 octobre 2013

Un peu d'air ?!

Un enfant parfois c’est étouffant. Si. Même toi le lecteur qui n’en a peut-être pas, tu as déjà dû le ressentir. Quand tu étais à table et qu’à cause des mômes de tes potes, t’as pas pu échanger plus de trois mots. Ou la dernière fois que tu as pris le train et que tu t’es retrouvé assis dans le carré de 4 au beau milieu d’une famille nombreuse.

Quand t’en as deux. C’est deux fois plus étouffant. Quand je vois des mères se promener avec 4 nains, je leur tire mon chapeau. Et je me dis qu’elles doivent être des championnes de l’apnée.
Parfois, j’ai besoin de respirer. Simplement, de prendre deux respirations d’affilée entre lesquelles je ne suis pas obligée de répondre à un énième pourquoi, d’essuyer un nez qui coule, de remettre une tétine. Comme j’allaite encore la Cracotte et que le Cromagnon bosse (trop), je ne peux pas me carapater. Ou si peu. Alors je me contente de mon espace familial et j’essaie de profiter de la topographie de la Babyole Villa en larguant Trognon et Cracotte « loin » de moi (dans une autre pièce quoi !).

Pour Cracotte, c’est facile… J’ai l’avantage sur elle, elle ne sait pas marcher, ni même ramper. Son seul moyen de défense, c’est de crier. Mais pour ça, je peux encore fermer la porte.

Pour Trognon, c’est plus compliqué… Il me suit… A ce propos, je trouve que pour une fois, on pourrait reconsidérer l’histoire du Petit Poucet et éprouver un peu de sympathie pour le bûcheron et sa femme.

Quand j’essaie de m’échapper, je commence par l’occuper dans sa chambre. On sort une armée de playmobiles, quelques voitures, des pompiers ou un tracteur et on se lance dans l’Odyssée de l’espace. Puis quand il est bien occupé, discrètement, je tente de m’éclipser. Souvent, ça marche. Des fois non. Dans ce cas là, j’ai à peine le temps de franchir la porte de sa chambre que j’entends derrière moi : « Tu vas où maman ? ».

J’essaie de sortir un truc bien rébarbatif du genre : « je vais faire la cuisine, éplucher des pommes de terre, couper des courgettes, passer l’aspirateur, laver par terre, etc. »…

Arrive alors la réplique qui tue qui me tue quand il me lance plein d’enthousiasme : « MOI AUSSI ALORS ! »


Gnnngnngngngn… SOS SOS SOS SOS ! LAISSEZ MOI RESPIRER !!!

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