mercredi 27 novembre 2013

Fin du congé maternité (rallongé)

Les jours avant mon grand come back au bureau se comptent désormais sur les doigts d'une seule main. Quelques petits jours qui viennent clôturer des semaines, des mois de tête à tête avec mes enfants. Une période étrange, un entre-deux, une parenthèse tranquille dans ma vie de working mum. J'ai aimé vivre au rythme de mes enfants, entendre le réveil de Cromagnon sonner le matin et puis me rendormir. Accompagner Trognon tous les jours à l'école et voir son petit visage se fendre d'un sourire quand il m'aperçoit à la porte de sa classe le midi. J'ai aimé ces après-midis frileux où il m'est arrivé de m'endormir avec Cracotte lovée contre moi. J'ai croqué à pleines dents toutes les premières fois de mon aîné et de mon bébé. Les premiers sourires, les premiers jours à l'école, les premiers  babillements, les grosses colères et les éclats de rires. J'ai aimé les regarder vivre en étant assise au premier rang, les découvrir et les redécouvrir. J'ai aimé prendre soin d'eux et de mon Cromagnon, j'ai aimé cette plongée dans l'Essentiel de ma vie, ces journées dédiées à MA famille. J'ai pu profité d'eux, l'esprit libre sans parasites cérébraux ramenés du boulot. J'ai adoré dire adieu au stress, à la pression, aux réunions ; ne plus vivre avec des deadlines, des échéances et des calendriers à tenir pour seul horizon. Abandonner cette culpabilité qui me colle à la peau dès que je suis au boulot et qu'ils vivent sans moi et dire au revoir à la fille zélée fêlée qui travaille encore un peu le soir  quand les enfants sont couchés. Rencontrer enfin mes voisins et m'apercevoir que je les aime bien, découvrir qu'ils ont des enfants dans la même classe que Trognon. Vivre dans mon quartier, y croiser les habitants, me sentir chez moi, enfin. J'ai aimé avoir le temps d'écrire, le temps de cuisiner, le temps d'ordonner ma vie, le temps des plaisirs simples, le temps de construire des tours de Kappla, le temps aussi, de ne rien faire du tout.

Je suis heureuse de ces quelques mois et terriblement nostalgique. J'aurais aimé pouvoir prolonger, profiter encore, un peu. Je trouve Cracotte si petite pour passer toutes ses journées loin de moi. C'est idiot sans doute mais j'aurais aimé la laisser quand elle aurait été capable de marcher à 4 pattes. Autonome dans ses déplacement, prête à conquérir un territoire, à rencontrer les Autres. J'aurais aimé pouvoir accompagner encore un peu Trognon dans sa découverte difficile de l'école.

Pourtant, je n'ai pas été tous les jours la joyeuse mère comblée et épanouie, attentive au bonheur familiale... Cette desperate housewife des temps modernes qui amasse les bons points et collectionne les places du haut sur les tableaux d'honneur, ça n'est pas moi. J'ai eu parfois la désagréable impression de me transformer en femme de ménage gratuite, de passer mes journées à ranger ce que d'autres dérangeaient (laissons pour la paix du ménage Cromagnon faire porter le chapeau à Trognon). Je n'ai pas aimé ce cercle sans fin  : laver, ranger, relaver, aspirer, astiquer, dépoussiérer et recommencer, encore et encore. J'ai trouvé parfois longues ces fins d'après-midi seule avec les enfants, l'œil braqué sur l'horloge à attendre le retour de Cromagnon. Je n'ai pas aimé être celle qui attend, celle qui reste. J'ai eu l'impression parfois d'étouffer et je n'ai que très peu réussi à me réserver des moments pour moi, rattrapée comme à mon habitude par ce vieux sentiment de culpabilité. Je n'ai pas fait avec Trognon tout ce que j'aurais aimé faire, j'ai souvent été freinée par la présence de sa sœur et je n'ai pas non plus toujours trouvé le courage de dégainer la peinture à doigts et de transformer ma cuisine en chapelle Sixtine. Il est arrivé que les journées me semblent longues et je me suis parfois sentie assiégée par les bonhommes playmobil et les chevaliers en plastique.  J'ai glissé sur des billes, j'ai porté toute la journée des teeshirts avec des traces de lait régurgité sur l'épaule, je me suis aperçue à midi que je n'avais pas pris de douche, j'ai ramassé des kilos de coquillettes sur le carrelage, j'ai remonté des centaines de fois le mécanisme du mobile, j'ai jeté des tonnes de couches cramoisies dans la poubelle anti-odeurs, j'ai lu l'imagier de l'espace, l'imagier des véhicules, l'imagier de la préhistoire, l'imagier des chevaliers, le livre du corps humain, le livre des trains, le livre des animaux de la Savane. J'ai dévoré Pomme d'Api, j'ai regardé tous les matins Peter Pan, Dora, Oui-Oui, Tchoupi, Dinotrain et Zou. J'ai mis et enlevé des chaussures pointure 27 des centaines de fois, plié, déplié, plié et déplié la poussette tous les jours.


Bref, j'étais loin, très LOIN du monde du travail.

Et dans quelques jours je vais y replonger. Cracotte a démarré son intégration chez sa nounou (celle qui a survécu à Trognon ), Trognon va maintenant à l'école toute la journée.

Pour moi, pas de période d'adaptation. C'est le grand bain, tout de suite.

Accepter de tourner la page, en écrire d'autres, démarrer un nouveau chapitre... C'est le challenge 2013 de la Babyole family... Là, tout de suite, dans quelques jours.

Comme un grand plongeon... Espérons que nous saurons vite tous nager... ! Nous aurons toujours le mercredi pour faire une pause entre deux longueurs.



A l'eau la Babyole Family !

lundi 25 novembre 2013

Ma 1ère réunion parents profs

Il n'y a pas si longtemps que ça, j'étais encore une élève. Bon OK, il y a longtemps quand même. Bref, quand j'étais élève, j'étais... TRES... TRES... PENIBLE. Ceux qui m'ont connu à cette époque s'en souviennent encore. Du genre môme insupportable assise au fond de la classe à mettre le souk.

Donc cette première réunion parents prof, ça m'a fait tout drôle quand même. L'impression de traverser le miroir. Bon d'accord, c'était pas vraiment des profs mais UNE maîcresse. Et ça n'avait pas lieu dans une salle de classe perdue dans le couloir sombre d'un collège mais dans la mignonne petite classe de Trognon pleine de voitures en plastique et de comptines photocopiées.

Mais quand même...

J'ai dû me battre avec Cromagnon pour pouvoir y aller parce qu'aucun de nous ne voulait passer la soirée seul avec les enfants parce qu'on est tous les 2 très intéressés par la scolarité de Trognon. J'ai gagné.

C'est donc un peu fébrile que je suis arrivée à l'école. La maîtresse de Trognon avait installé des chaises au milieu de la classe. Les 3 chaises de taille normale qu'elle avait réussi à dénicher dans l'établissement ayant été prises d'assaut par les 1ers parents arrivés (fayots !)  je me suis rabattue sur le banc des micro nains avec les jambes pliées en deux et les genoux qui te remontent sous le menton. Parce qu'on ne change pas tant que ça avec les années, je me suis assise dans les fond, avec un tapis circuit de voitures sous mes pieds et des œuvres d'art gluantes en train de sécher au dessus de ma tête.


La maîtresse étant très ponctuelle, elle a décidé d'attendre les 5 minutes réglementaires pour permettre aux éventuels retardataires de pas louper le début. Après les habituelles remarques sur la météo comme le font tous les gens qui ne savent pas quoi se dire, un silence de mort s'est donc installé avec la moitié des parents occupés à regarder le bout de ses chaussures ou à se contorsionner sur le mini banc.  Pour ma part, j'ai sorti mon téléphone, vu que j'avais loupé le message de Cromagnon qui ne trouvait pas le mouche-bébé et étudié l'assemblée réunie pour cette réunion de rentrée de novembre.

Une quinzaine de parents. Ou plutôt, une quinzaine de mamans et 2 papas. Tous l'air aussi mal à l'aise, assis à 10 cm au dessus du sol et cherchant désespérément le prénom de leur enfant dans les œuvres exposées sur le mur. J'ai repéré une maman issue de la caste des Déléguées. J'ai aussi vu la mère du gamin désagréable qui chahute souvent Trognon et j'ai eu envie de lui refaire le portrait mais après je me suis rappelée qu'en dépit du circuit de voiture sous mes pieds, je n'ai plus 5 ans et Tarte à Gueule à la Récrée, c'est dépassé. Deux mamans très fayotes impliquées avaient déjà dégainé le calepin pour prendre des notes et sur ma droite était assise une MAF expérimentée de moyenne section. Juste quelques minutes après le début de la réunion est arrivée une Working Mum à la bourre. Tout le grand monde au complet quoi !

Avant que quiconque ne puisse s'enfuir, la maîtresse a donc pris la parole et nous a détaillé tout le programme de maternelle. Si vous pensiez que Trognon passait ses journées à jouer à la ptite voiture et à coller des gommettes, vous vous trompez... Que nenni ! Balaise le programme de maternelle ! Avec des matières de dingue : découvrir l'écrit, être élève, découvrir le monde... Les ados de terminale avec leur bac de Philo peuvent aller se rhabiller, c'est moi qui vous le dit !

La maîtresse nous a détaillé ensuite le déroulement d'une journée et je me suis un peu perdu entre les moments ateliers, jeux libres, séances de motricité, temps calme, temps de regroupement, récré... Et surtout, rapidement, je me suis dis : MAIS COMMENT ELLE FAIT ? 27 gamins et elle toute seule avec pleins d'objets "dangereux" : des ciseaux, de la peinture, de la colle, des perles, des feutres.. Quand j'installe Trognon pour une séance de peinture à la maison, j'ai l'impression que ma cuisine se transforme en Hiroshima 5 minutes après l'explosion de la bombe atomique. Alors là : 27 gamins de moins de 5 ans, de la peinture et UNE instit ! Je dis chapeau. Les enseignants de maternelle sont des sur-hommes/sur-femmes... C'est pas possible autrement. Ou ils distribuent du Valium à tous les gamins le matin. A moins que ça ne soit eux qui se dopent en Prozac avant d'arriver au boulot. En tout cas, il doit y avoir un truc.

Bref, j'ai aussi appris que Trognon avait un cahier de chants et comptines, un cahier de liaison, un cahier de vie et de découverte du monde, un cahier Bonhomme, un cahier d'activités, un cahier d'évaluation mais pas encore de cahier de dessin libre réservé aux grands de moyenne section.

[Si vous avez compris la phrase précédente, c'est que vous être propriétaires de nains fréquentant l'école maternelle. Si vous n'avez pas compris, c'est normal mais vous ne perdez rien pour attendre.]

La réunion s'est achevée après une bonne heure et demie et quand j'ai réussi à déplier mes jambes ankylosées, j'ai pu rentrer à la maison et constater que Cromagnon n'avait pas encore couché les nains (et mLMDN, j'aurais dû traîner à la fin).

Il était impatient de connaître les détails et j'ai fais de mon mieux pour lui dire tout ce dont de me souvenais (oui, je sais, j'aurais du faire moins la maligne et prendre des notes) :

- Trognon est dans le groupe des lapins
- Il travaille sur les couleurs
- Son étiquette "prénom est jaune" et quand il saura le reconnaître tout seul, elle sera blanche.
- Tous les matins, les enfants mettent une écharpe à la peluche Souricette
- Avant d'apprendre à écrire il faut apprendre à accepter de laisser des traces et à occuper l'espace
- Les minis bancs, ça fait trop mal aux fesses.
Et surtout,...


l'année prochaine, c'est toi qui y va !

vendredi 22 novembre 2013

#Bad Mother : la mother en retard

C'est le genre de choses qui font hurler Cromagnon et je le vois déjà acquiescer à la lecture de ces lignes mais... j'ai parfois du mal à être à l'heure.  Je me soigne (enfin j'essaie) mais j'ai horreur d'attendre... donc j'ai horreur d'être en avance.


Néanmoins, je peux me targuer de n'avoir PRESQUE jamais loupé un train et de n'avoir jamais déposé Trognon en retard à l'école. Et pourtant, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne me facilite pas la tâche... Tous les matins avant de partir Trognon traîne la patte et me met des bâtons dans les roues. Au dernier moment, il a toujours quelque chose de toute urgence à faire : regarder un dernier dessin animé, boire un verre d'eau, faire pipi... Il se tortille comme un asticot au moment de s'habiller et file comme une anguille à travers toutes les pièces de la maison quand je veux lui mettre ses chaussures. Une fois dans la rue, facétieux, il me demande systématiquement : "on est en retard maman ?" et je vais finir par croire qu'il le fait exprès.

Mercredi matin, au moment de partir à sa séance de gym, il m'a refait le cirque habituel et a même trouvé très drôle de courir dans la maison avec un drap sur la tête en faisant "bouh bouh je suis un fantôme". Ayant pris un peu de marge, j'ai quand même réussi à l'embarquer à temps dans la voiture.

En arrivant à la salle de sport, j'ai pourtant été étonnée de constater qu'on était super à la bourre. Les gamins étaient en tenue et la prof faisait l'appel. Un peu agacée et persuadée que Trognon avait enfin réussi à nous mettre en retard,  je me suis un peu passée sur les nerfs sur sa pomme : "bah voilà, tu vois, t'as encore traîné et maintenant, on est en retard ! C'est pour ça que maman elle te dit toujours de te dépêcher !  Elle va pas être contente ta prof !". 

Je suis repartie en espérant que ça lui servirait de leçon. Et puis, j'ai vérifié l'heure et j'ai vu qu'il était à peine plus de 11h15 et je me suis dis que le cours avait dû commencé un peu en avance.

Ce  n'est qu'en le récupérant à la fin de la séance que j'ai réalisé qu'il y avait un bug dans mon raisonnement...
Mes neurones ont du se croiser parce que la gym ça commence à 11h... Pas 11h15.


Bravo la Bad Mother en retard qui fait porter le chapeau à son fils...


Bon, ça vaut pour les autres fois... !

Une participation au cathartique #BADMOTHER de Foxy Mama et Petits Diables !

mercredi 20 novembre 2013

1er biberon : le sevrage...

La reprise du travail (et la mort du blog ?) arrivant bientôt, il a fallu penser à sevrer Cracotte.

Sevrer. Quel vilain mot. Quand je le prononce, j'ai l'impression de parler d'une toxico qui part en cure.
Cracotte est ma deuxième enfant. Je revis donc avec elle tout un ensemble d'étapes déjà vécues avec Trognon. On pourrait penser que c'est plus facile, que j'ai l'habitude...


Et non.

Sevrer, c'est se séparer. Un peu. Une nouvelle fois.

C'est peut-être difficile à comprendre pour le papa. Lui qui a hâte de pouvoir donner le biberon à son bébé, de participer un peu plus, de le nourrir sans dépendre de la maman.

C'est peut-être difficile à comprendre pour les mamans qui ont fait le choix, dès le début, de donner le biberon et ont déjà pu apprécier ce partage avec le papa.

Mais pour moi, c'est difficile.

La naissance de Cracotte et Trognon ont chacune représenté une rencontre attendue avec mes bébés dont je découvrais enfin le visage après 9 mois de grossesse. Mais j'ai aussi à chaque fois ressenti avec douleur la séparation de nos corps, la fin d'une osmose et d'une exclusivité tendre.

L'allaitement qui s'est bien passé dans les deux cas a constitué une sorte de prolongation de cette relation fusionnelle et charnelle entre mes enfants et moi. Un reliquat de ce partage du corps, un souvenir de la vie 2 en 1.

Pourtant, j'ai souvent râlé de devoir encore limiter ma consommation d'alcool (pathétique, n'est-ce pas?!) et de ne pas pouvoir laisser à Cromagnon les enfants pour prendre un peu de temps pour moi. Ne souhaitant pas tirer mon lait (la machine à traire ne me convient pas du tout...), j'étais la seule à pouvoir nourrir Cracotte depuis sa naissance. Passer au biberon, c'est donc retrouver un peu de liberté. Mais c'est aussi tourner une page, celle de la grossesse, des 1ers instants de vie, de l'exclusivité.

Pour Trognon, nous sommes rapidement passé au biberon et pour moi, ça a été plus facile. Souffrant d'un RGO, il fallait épaissir son lait pour limiter le reflux. Je le sevrais pour son bien. La décision était donc plus facile à prendre. Par ailleurs, gros mangeur avec une courbe de croissance exponentielle, je devais le nourrir très souvent et il m'épuisait. Le passage au biberon s'est donc fait sans difficulté et avec plaisir, même si une pointe de nostalgie subsistait.

Le sevrage de Cracotte ne procède pas d'un choix mais s'inscrit, comme pour la plupart des femmes dans ma reprise du travail. La sevrer, c'est entamer un nouveau processus de séparation qui l'enverra chez la nounou et moi, au bureau. Je suis bien consciente d'être chanceuse et d'avoir pu en profiter plus longuement que nombre de mamans. C'est tout de même difficile.

Pour moi. Parce que si Cracotte a été un peu surprise lorsque son père lui a proposé son 1er biberon et a fait la fine bouche, elle a rapidement pris l'habitude et alterne à présent facilement entre le sein et le biberon.

J'ai décidé pour encore quelques semaines (?) de garder la tétée du matin et du soir.


Encore quelques minutes de douceur entre elle et moi, un ultime baroud d'honneur, rempart contre la grisaille automnale, un dernier rayon de soleil de cet été où elle est née...

lundi 18 novembre 2013

Visiter un musée avec de jeunes enfants : le Louvre Lens


Faut se "cultivationner" un peu à "qu'est-ce qui paraît". Alors pour la 1ère fois, nous avons emmené Trognon au musée. Et Cracotte aussi, la "cultivation" n'attend pas les années.

Je tiens tout de suite à vous rassurer, ça s'est plutôt bien passé. Pourtant, tout s'était engagé comme un nouveau méga plan foireux de la Babyole family. On s'est réveillé tard, fatigués (rapport à Cracotte qui a reniflé la moitié de la nuit et Trognon qui a parlé l'autre moitié) (sachant que nous étions tous les 4 dans la même chambre, que reste-t-il ?!)           

Les neurones en pagaille, nous avons eu du mal à décider du programme de la journée. Nous avons donc tergiversé pendant un bon moment. Promenade ? Bof, il fait un peu froid pour la Cracotte. Oui mais le musée avec elle...? En fait la discussion a surtout été polluée par les réticences de Cromagnon à se cultivationner :

-  "sinon, tu vas toi au musée et moi je garde les enfants... !"
-"Bah non, on était partis sur une sortie en famille"...
- "Ah oui..."

Mmmmh Cromagnon et la culture... Quand ça ne rime pas avec biture, ça ne l'intéresse pas beaucoup.

Bref après nous être enfin décidés, il a encore fallu :

1) Finir le petit déjeuner
2) Se laver
3) S'habiller
4) Habiller les enfants
5) Préparer les affaires (couches, biberon, biscuits de secours, eau, vêtements de rechange, manteaux, etc.)
6) Vérifier les horaires d'ouverture du musée (ouf !)
7) Charger tout le monde dans la voiture.

Bon, quand on est partis, il était déjà 11h30 ! La meilleure heure pour se lancer dans une visite avec les enfants, n'est-ce-pas ?

Arrivés au musée vers midi, l'estomac de Trognon commence à  gargouiller. Pendant que Cromagnon gare la voiture, je décide donc d'attaquer la visite du musée par son point d'intérêt principal....
...
...
...
[SUSPENSE]
...
...
...
 la cafétéria !
(hors de prix)

Une file d'attente s'étire déjà devant les 3 sandwichs chauds et les 4 salades. On attend donc et on commande deux "menus" à partager à 3 (j'ai déjà dis que c'était hors de prix ?). 

Quand Cromagnon arrive avec Cracotte, une longue file s'étire derrière nous et pour la première fois de la journée, je me dis qu'on a bien géré !

Cette impression ne dure pas longtemps quand on se rappelle, une fois attablés, qu'il va falloir nourrir aussi la Cracotte. On a commencé le biberon il y a quelques jours seulement et on est pas encore très calés. Ayant oublié les petites boîtes dosettes, on a donc dû ramener l'énorme boîte de lait en poudre qu'on pose discrètement sur la table : 1er ingrédient.

2ème ingrédient indispensable au biberon : la flotte !

- "T'as de l'eau ?
-  Non, on avait fini celle de la voiture... T'en as pas acheté ?
- Bah non, je croyais qu'on en avait."

Un coup d'œil derrière moi : j'aperçois l'énorme file d'attente devant la cafétéria et je suis prise de vertige à l'idée de faire une nouvelle fois la queue juste pour une micro bouteille d'eau (en plus, j'ai déjà dis que c'était hors de prix ?).

Cromagnon part donc en expédition dans le musée à la recherche d'un peu d'eau. Pendant ce temps, Cracotte calée sur mes genoux qui me bave sur le teeshirt en mangeant ses mains (pauvre petite), je tente d'expliquer à Trognon qu'on est venu là pour visiter un musée et pas pour passer l'après-m à la cafétéria alors si il pouvait accélérer un peu le rythme, ça SERAIT SYMPA !

Je suis à deux doigts d'un court circuit quand il me demande : "pourquoi on peut pas rester là  ??? Mais moi j'aime bien la cafétériaaaaa" mais Cromagnon revient enfin avec le biberon rempli d'eau :

-"Ah chouette, il y avait un distributeur ?
-Bah non, je l'ai rempli dans les WC..."
- HEIN ?
- Au robinet quoi !"

J'essaie de ne pas visualiser les lavabos des wc publics ou des mains pas très propres ont probablement tripatouillé tous les robinets et Cromagnon va faire chauffer le biberon dans le micro-ondes graisseux de la cafétéria.

Pendant que je nourris enfin la Cracotte, Cromagnon et Trognon vont visiter le deuxième point d'intérêt du musée ...
...
...
...
[RE SUSPENSE]
...
...
...
 les chiottes !


Je les rejoins une quinzaine de minutes plus tard, juste à temps pour changer la couche de Cracotte.

Je n'ose même pas regarder ma montre quand nous pouvons ENFIN nous diriger vers un guichet pour l'achat des billets.

"-Bonjour madame, on voudrait 2 billets adultes et 1 billet enfant".
-Très bien, par contre aujourd'hui, seule une partie du musée est ouverte: la Galerie du Temps. L'exposition sur les Etrusques ne commencera que le 5 décembre.
- Arhrhrhrhrhrhrgh ! On s'en fout, on veut VISITER UN TRUC.... !!!! Donnez nous des billets !"

Bon l'avantage, c'est que c'était gratuit. Ça compense un peu la cafétéria (hors de prix).

Nous voilà enfin arrivés au vrai objet ce billet : la visite du musée... (leçon n° 1 : la culture, ça se mérite).

Comme c'est gratuit, c'est plein de monde (cf. mon billet sur les pestacles gratuits).Mais la Galerie du Temps étant très spacieuse (120 m de long) ça n'est pas gênant.

Cracotte se montre tout de suite rétive à la découverte de l'art graphique égyptien. Elle manifeste son mécontentement par une sorte de plainte continue entrecoupés de cris d'exaspération. Je ne sais pas ce qu'on va faire cette petite. En tout cas, l'ENA me semble compromis avec une enfant aussi peu désireuse d'apprendre.

Trognon lui, est tout de suite intéressé. Il se passionne d'emblée pour les sarcophages égyptiens et me bombarde de questions. De plus en plus gênantes :
- "Mais pourquoi on les voit pas les morts là maman ?
- Euhhh. Bah tu sais, c'était il  y a très très longtemps. Avant Papi et Mamie. Alors ils sont plus là. Il ne reste plus que ces sarcophages. Mais t'as vu les belles peintures dessus ?
- Mais ils sont où alors les morts ?
-... Ils ont disparus...
- Pourquoi ?
J'aperçois les sourires amusés des visiteurs  qui nous entourent. C'est ça, marrez-vous.
- Bah tu vois quand on meurt on se transforme en poussière, hop, le corps disparaît et se transforme en poussière.
- Mais comment ?
- Bah je sais pas trop Trognon, c'est comme ça. Allez viens, laisse tomber les Egyptiens, on va aller voir les romains, ils ont des grandes épées."





Je sais, j'ai choisi la fuite. En même temps, je ne me voyais pas lui expliquer la putréfaction des chairs là en plein milieu du musée. Je ne me vois pas lui expliquer tout court d'ailleurs.

On s'est donc rabattu sur les statues de Romains après un très rapide passage devant des Grecs tout plus membrés les uns que les autres (pinaise, mais il  y a pas une section enfants dans ce musée ?).



Après avoir tenté en vain de contourner les monuments funéraires de pierre pour éviter une nouvelle joyeuse conversation sur la mort j'ai passé le relais à Cromagnon qui a guidé son fils dans les peintures de la Renaissance pendant que je promenais la Cracotte inculte. J'ai fais une petite prière de bénédiction  au Dieu Audio-Guide qui avait équipé les 3/4 des visiteurs les préservant des petits cris perçants de Cracotte.

La visite s'est achevé avec un énorme lion de pierre attaquant un serpent avec en toile de fond le fameux "La Liberté guidant le peuple" qu'on a soigneusement évité de montrer à Trognon (rapport au charnier humain gisant au pied d'une nana à moitié nue qu'on appelle "Liberté").


Vers 15h, nous remballions donc la joyeuse troupe dans la voiture avec une bonne dose de culture pour les mois à venir !

Globalement, Cromagnon et moi n'avons pas trop accroché avec cette grande galerie très hétéroclite. Nous préférons généralement les expositions plus ciblées sur un peintre ou une thématique particulière. Mais c'était une très bonne 1ère approche de l'art pour Trognon.

Voilà donc mes petits conseils avant une visite, fort de cette unique expérience mouvementée :

POUR ALLER AU MUSEE AVEC DE TRES JEUNES ENFANTS :

1) Se renseigner sur les horaires ET les galeries ouvertes
2) Choisir les œuvres à montrer aux enfants... On y pense pas forcément quand on va voir un musée mais certaines œuvres peuvent-être choquantes.

Pourquoi il a la tête coupée le Monsieur ?

3) Prévoir de les nourrir AVANT. Et emporter au cas où de l'eau et des gâteaux.
4) Laisser les enfants nous guider à travers les œuvres qui les intéresse spontanément (mais éviter quand même une station prolongée devant les sarcophages, les morts, les scènes d'amour et de guerre !).
5) Accompagner les enfants dans la découverte des tableaux : "qu'est-ce que tu vois là sur la peinture ?" "A ton avis, il est triste ou content le monsieur ?" et éviter de lui débiter la biographie du peintre ou la technique picturale employée... Pour ça, il y a les audio-guides !
6) Faire une visite courte pour ne laisser à personne le temps de s'ennuyer (je pense surtout à Cromagnon là).

Voilà pour les conseils issus de l'expérience babyolesque ! Bonne "cultivation" familiale à tous !

LIEN VERS LE SITE DU LOUVRE LENS :  http://www.louvrelens.fr/home

Crédit Photo © RMN (Musée du Louvre)

vendredi 15 novembre 2013

#Bad Mother : la mother qui crie...

Avant d'avoir des enfants, j'avais une idée assez précise de la maman que je voulais être... A l'écoute, souple mais avec des limites, enjouée, dynamique, patiente, ...

BREF : avant j'avais PAS d'enfants.

Maintenant, j'essaie juste de faire mon mieux. Et mon mieux ne ressemble pas du tout  ce que j'avais imaginé. 
Je ne suis pas la mère idéale pour deux raisons principales :
- Il n'y a pas de mère idéale.
- Les mères presque idéales sont carrément emmerdantes

Néanmoins, il y a des fois ou je me sens plus ou moins bonne sur mon job de mère.

Et en ce moment, Trognon fait vraiment ressortir  mon côté bad mother... 


Particulièrement usant, on dirait qu'il appuie parfois sur cette petite touche qui me fait perdre mon calme pas légendaire et me transforme en mother qui crie. Je n'aime pas être la mother qui crie. Je suis sûre que ça ne le traumatise pas (malheureusement...) mais je sais aussi que ça n'arrange pas forcément le "chmilblik". Quand je crie, c'est que je perds le contrôle, que je met à son niveau de maturité et qu'au final, je  malmène mon autorité.




Ca n'est agréable pour personne et ça crée des tensions supplémentaires. Dans ces moments là, je suis toujours capable de voir que je ne suis pas là mère que je veux être.  Mais je ne suis pas toujours capable de m'arrêter. Un peu comme une piqure de moustique qu'on sait qu'on ne doit pas gratter mais dont on ne peut s' en empêcher parce que sur le moment, juste sur le moment, ça soulage. Après c'est pire.


Trognon est mon moustique du moment. ll me pique. Je crie. Ca me soulage. Juste après, c'est pire.

Je ne connais que deux remèdes à ça :
- Ecraser le moustique... Mais ça n'est pas recommandé par la SPEP (Société Protectrice des Enfants Pénibles).
- Prendre ses distances avec le moustique... Juste un peu. Un petit bol d'air, pour lui, pour moi. Pour mieux se retrouver...

J'ai donc bien l'intention de laisser au Cromagnon bourdon mes deux adorables moustiques urticants et de me prendre quelques heures (oui quelques heures seulement, faut pas déconner!) pour papillonner librement! (oui, bon, d'aller faire les magasins quoi...!)


Signé : BZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ  MOTHER, la mother ni good ni bad

(reste maintenant à ne pas culpabiliser...Etape 2 sur le chemin de la rédemption)...

Une participation au cathartique #BADMOTHER de Foxy Mama et Petits Diables !

mercredi 13 novembre 2013

On a bouché à Paris !

On avait pour projet d’aller passer le weekend chez des amis, loin de chez nous.  Nous sommes donc partis du point A pour aller au point B. Et il se trouve qu’entre le point A et le point B, il y a Paris.

J’aime beaucoup Paris.  Mais le Paris des cartes postales, avec des petits cœurs et des chatons qui chevauchent Notre Dame.

J’aime beaucoup moins le Paris des rames de métro bondées où la notion d’espace vital est totalement has been  et je déteste le Paris du périph « fluide » où le but du jeu, c’est d’arriver vivant de l’autre côté…



Avec Cromagnon on doit avoir quelques cases en moins. Je ne vois pas d’autres explications. Parce qu’on a eu la super idée de traverser Paris un vendredi soir. La veille d’un weekend prolongée. A l’heure de pointe. Et à aucun moment, l’un ou l’autre ne s’est dit : "oups, ca va peut-être compliqué la circulation, on devrait partir plus tôt ou plus tard". Non, non. On a gaiement pris la voiture comme des milliers de parisiens pressés de fuir leur ville fétiche et on s’est engouffré dans la circulation.

Ce qui devait arriver arriva. Faut le savoir, j’aime pas beaucoup la voiture. Mais ça va, je sais me tenir et j’ai même quelques bons souvenirs de longues discussions avec la route en toile de fond et un paquet de bonbons entre mois et mon Cromagnon. Mais ça, c'était avant d'avoir des enfants. Maintenant je redoute les longs trajets et surtout je DETESTE les bouchons. Cracotte et Trognon sont pourtant plutôt cool. Mais quand même, pour limiter les dégats, en général, on essaie de caler les heures de route avec les heures de sieste et les feux verts du bison super futé.

Je ne comprend donc pas ce qui nous a pris cette fois. A peine la capitale abordée et nous voilà bloqués au milieu des voitures, avec un Trognon qui regarde Némo pour la deuxième fois et une Cracotte qui commence à avoir faim. Cette impression d'être pris au piège, enfermée dans une cage au milieu de l'arène avec des fauves en furie...

Presque immédiatement, j'ai commencé à râler ! Je sais, ça ne sert à rien. Mais, c’est plus fort que moi, les bouchons ça me fait râler et surtout j’ai besoin de m’en prendre à quelqu’un. Malheureusement, la seule personne disponible dans ces circonstances : c’est le Cromagnon. Vissé à son volant, il ne peut pas s’échapper et subit stoïquement mes assauts de mauvaise humeur et de mauvaise foi : « mais t’aurais jamais dû passer par là ! Mais t’as pas regardé la route ? Nan, j’ai pas envie de conduire. Nan j’ai pas envie de te guider non plus, j’aime pas regarder les cartes ! ».

Bref, l’ambiance est rapidement montée d’un cran dans la voiture entre mes "râleries", celles de Trognon qui réclamait toutes les 3 secondes un mouchoir, un biscuit, un peu d’eau. Cromagnon a fait une mince tentative avortée pour écouter son émission sportive préférée et je l’ai envoyé bouler (j’avais déjà assez de Némo dans les oreilles). Cracotte a commencé à donner de la voix et j’ai du passer 20 minutes à me contorsionner pour lui redonner sa tétine qu’elle n’arrêtait pas d’éjecter parce qu’elle avait envie de manger du lait et pas du plastique siliconé.

Devant la joyeuse ambiance, Cromagnon a pris la première sortie et on s’est retrouvé au beau milieu de Banlieue City. Complètement hors de l’itinéraire à en faire perdre la boule au GPS, mais au moins, ça roule ! Le temps de reprendre nos esprits, nous décidons de faire une petite pause dans une rue calme pour nourrir Cracotte et vider la vessie de Trognon dans le noir derrière un platane.

Cette pause salutaire effectuée, nous reprenons courageusement la route. Trognon reprend le fil de son Némo en grignotant des chips, Cracotte est repue et Cromagnon a pu étudier l’itinéraire. Moi, je suis de meilleure composition et je prends même le volant. Cromagnon nous guide à travers Banlieue City en déchiffrant la carte et la circulation comme un vrai Sioux. Nous dépassons enfin la zone rouge et quittons Paris.

Incroyable ! OUF !!!! Voilà, on l’a fait : on a bouché à Paris et... tout le monde est resté en vie...!

(sauf la maman de Némo mais ça, c'est une autre histoire...)

lundi 11 novembre 2013

Camion citerne

Il y a bientôt 4 mois, je donnais naissance à ma ptite Cracotte.  4 mois tout doux qui sont passés à toute vitesse.

4 mois. C'est beaucoup. Et c'est peu.

Cracotte est un petit bébé calme avec une croissance bien moins spectaculaire que celle de son frère au même âge. Alors en 4 mois, elle n'a pas tant changé. Bien-sûr, ça n'est plus un nourrisson, elle a grandit et pris quelques kilos mais on la sent encore très bébé. Je l'allaite encore, elle babille très peu, ne se tourne pas du ventre sur le dos, elle dort toujours dans son berceau... Finalement, elle n'est pas si différente de la petite fille avec qui je suis sortie de la maternité. Ses traits n'ont pas beaucoup changé, ses yeux sont toujours gris, et ses cheveux ont conservé cet aspect duveteux des nouveaux nés.

Jusque là, ça me va. Sauf que moi non plus je n'ai pas beaucoup changé depuis sa naissance. On parle de la grossesse comme un état de grâce pendant 9 mois. Déjà, j'aimerais qu'on m'explique le côté état de grâce quand on a la tête dans la cuvette des WC les  3 premiers mois ou qu'on arrive plus à lacer ses chaussures, les 3 derniers mois. Mais admettons. En revanche, on parle peu de l'après. Quand le bébé tout frais a été expulsé de son nid douillet, que reste-t-il ? Soyons clairs : un flamby géant qu'on hésite à appeler ventre, des vergetures qui zèbrent la peau, du sang, des hormones qui jouent aux montagnes russes et des cheveux qui tombent par poignée.

Pour Trognon, j'ai eu de la chance. Je n'ai pas eu une vergeture, perdu peu de cheveux et très rapidement retrouvé ma silhouette d'avant grossesse sans lever le petit doigt. Disons que j'avais un corps tout neuf avec un seul alien à son actif. Et de la chance.

Pour Cracotte, j'ai compris que ça ne serait pas la même blague lorsque j'ai découvert dans ma crinière emmêlée le lendemain de sa  naissance une dizaine de cheveux blancs... Aujourd'hui 4 mois après sa naissance, ça se confirme. Je perd mes cheveux et je garde mes kilos. J'aurais préféré l'inverse mais Dame Nature ne m'a pas demandé mon avis. Je sais, il faut 9 mois pour défaire ce que l'on a mis 9 mois à faire.  Ça n'empêche, tourner avec les mêmes 2 pantalons de grossesse depuis un an, ça commence à faire long !
Mais j'ai de la chance, j'ai un Cromagnon qui semble ne s'apercevoir de rien fait comme si il ne s'apercevait de rien et me regarde comme si mon corps n'avait pas abrité deux êtres humains entiers (têtes et jambes compris) pendant 18 mois et qu'il me trouvait très jolie. Je ne le vis donc pas TROP mal et tente de prendre mon mal en patience.

La blague de Trognon m' a donc heurté de plein fouet ce soir quand en me regardant allaiter sa sœur, il m' a dit en rigolant : "maman, t'es un camion citerne !".




Je veux croire qu'il n'a pas un sens de l'humour aussi fin que son père et qu'il aurait aussi bien pu dire "camion benne" ou "tractopelle" ou même "patate pourrie" qui reste son insulte préférée.

N'empêche, il a visé dans le mille. Je me fais vraiment l'effet d'un camion citerne avec mes litres de lait et ma silhouette de semi-remorque !

Merci Trognon !

vendredi 8 novembre 2013

# Bad Mother : Trognon, la télé et moi

Il y a des parents parfaits qui savent s’occuper H24 de leurs enfants, qui ne cuisinent que du bio et des petits pots maison, qui ne laissent entrer dans les chambres des nains que des jeux éducatifs et chez qui la télé n’existe pas.

Et il y a moi. Et les autres. Les parents normaux.

Chez moi, on mange plus de pâtes que d’haricots verts et on joue souvent au jeu de la poubelle magique. Mais surtout… ON A LA TELE !!!


En fait, depuis que Trognon sait regarder « Oui-Oui » sans dégringoler du canapé, la télé, c’est ma meilleure amie. Mieux que ça, c’est ma BABYSITTER. Gratuite (si on exclue la redevance).

Oui je sais, les écrans c’est pas bon pour les enfants. Mais à petite dose ?

pppppppprrrrrrrt !


Chez les Babyoles, la petite dose, c’est tous les jours. Tous les matins en fait. Piwi, c’est mon ami de 8h à 8h et demie. Pendant que je m’habille, que je nourris la Cracotte et avale un ptit dej, Sam le Pompier et Robocar Poli s’occupent à merveille de Trognon.

Quand le Trognon est en mode grincheux et envoie tout balader, quand je suis fatiguée, quand il est malade, quand j’ai plus de 2 heures de route,  quand il pleut et que j’en ai marre de décoller la pâte à modeler sur le carrelage, j’invoque le Dieu Télé.

Voilà, c’est comme ça, je suis une BAD MOTHER, je laisse Trognon regarder la télé pour AVOIR LA PAIX.


Je dédie donc ce billet à Dino Train, Franklin, Kioka et Barbapapa. 



Une participation au cathartique #BADMOTHER de Foxy Mama et Petits Diables !


jeudi 7 novembre 2013

Blog en vacances

Une semaine sans message sur le blog.
Mais où étais-je ? En vacances. A la maison avec un nain supplémentaire, un Trognon trop mignon, une Cracotte craquante et un Cromagnon pas grognon.

J'ai donc été très occupée. Sans rentrer dans le détail et en résumé, j'ai :

- testé le concept de vie familiale avec 3 nains de 0 à 4 ans et j'ai réalisé dans un mouvement de panique que j'étais avec Cromagnon en infériorité numérique (le secret pour vaincre l'ennemi, nous sommes-nous dit, c'est de l'empêcher de prendre conscience de sa supériorité : nous avons donc fait comme si nous étions les vrais maîtres à bord).

visité un zoo : lions,  chimpanzés, koalas, tigres, perroquets, girafes, éléphants, gorilles, pandas, etc. Bref tout y est passé. Sauf l'ours que voulait voir Nain Supplémentaire à qui on a fait croire que dans ce zoo là, il n'y avait pas d'ours : "Mais t'avais dis qu'il y avait tous les animaux" "Ah oui, il y a bien TOUS les animaux, SAUF les ours, j'aurais du préciser". Bon il y avait bien un ours. Mais Cromagnon et moi qui avions déjà visité plus de 5 fois ce zoo en avions LARGEMENT notre dose.



  On a quand même été SUPER sympas parce qu'on s'est une nouvelle fois farci le pestacle d'otaries et de rapaces. Même qu'on était les premiers assis dans les gradins parce que Trognon et Nain Supplémentaire nous ont cassé les pieds une heure avant le début du spectacle pour être sûrs d'être à l'heure. Pour rendre le balai des rapaces un peu plus amusant (pour nous du moins), Cromagnon a eu deux bonnes idées :
- dire aux nains de faire attention aux fiantes de rapaces : effrayés comme il se doit, ils ont tous les deux enfilé leurs capuches jusque sur les yeux.
- dire aux nains qu'en levant bien les bras, ils pourraient peut-être réussir à attraper les oiseaux. Avec leurs capuches sur les yeux et les bras levés, les nains sont passés pour des cinglés. Et nous on s'est bien marrés. (les spectateurs juste derrière nous un peu moins).





- applaudi le Cromagnon qui a emmené les deux nains TOUT SEUL à la piscine et dans un parc de jeux intérieur.

- mangé des hamburgers, des frites, du coca et rendu à ses parents un Nain Supplémentaire avec de mauvaises habitudes alimentaires.

- fêté Halloween avec des tonnes d'activités pour nains déjantés. Cracotte s'est contenté d'observé, Trognon n'a pas voulu de sa cape de sorcier ("Je suis un fantôme maman") et Nain Supplémentaire a complètement adhéré. Ouf. Moi j'ai mangé des tonnes de bonbons et Cromagnon s'est amusé à terroriser les gamins du quartier. Bref, c'était réussi !



partagé un grand weekend familial et constaté que Cracotte n'était pas du genre social et que Trognon avait réussi à convertir tous ses cousins à sa passion du train.

Une belle semaine de vacances qu'on aurait tous bien prolongé mais Cromagnon a déjà repris le travail et Trognon de l'école, chacun avec un enthousiasme bien dissimulé !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...