mercredi 11 mai 2016

Joyeux 1 an petit Bretzel !

J'aurais du écrire ces mots il y a plusieurs jours déjà. Mais tu es né sous le signe du tourbillon, des matins en retard et du bazar. Tu as déboulé dans notre famille il y a un an, en plein déménagement, tu es né sans chambre, sans choix de papier peint, de table à langer ou de monticules de pyjamas taille naissance. Tu es arrivé comme une petite boule de bonheur à dévorer toute crue, sans emballage et sans fioriture. Ca fait un an que tu complètes notre puzzle et nous n'avons jamais été aussi heureux tous ensemble que depuis que tu es là.


Je me souviens de ta naissance comme à travers une vitre embuée. Je me souviens comme tout était simple, comme tout était calme. Je me souviens de ton sommeil tranquille au milieu de la tornade familiale, de ton frère et ta sœur qui piaffaient d'impatience quand tu dormais trop longtemps, de leur présence attentive à chacun de tes bains, aux tours de rôle imposés pour avoir le droit de te savonner. Tu nous as suivi partout, en randonnée, aux sorties d'école, à la kermesse. Tu as dormi au milieu du salon, à l'ombre dans le jardin, en poussette l'après-midi, dans ton siège-auto et parfois, quand tu pouvais, dans ton berceau. 

Tu as grandi comme ça sans qu'on y prenne garde, et en même temps, plus que jamais, j'ai savouré chacun de tes progrès. J'aurais voulu que cela dure encore et encore, mais le temps quand on est heureux se distend dans un raz-de-marée de souvenirs sans cesse renouvelés. J'ai fait des cartons de tes premiers vêtements, de ceux là dont je pensais ne jamais pouvoir me séparer et j'ai participé à mon premier vide-grenier. J'ai transformé ton berceau en bac à peluches, j'ai remisé à la cave tes hochets délaissés. 

Il y a sur le bout de la langue, ce petit goût de plus jamais.  Une bouffée de mélancolie qui s'étiole dans le bonheur des jours à venir.  Je me souviens des nuits pourries et des biberons de minuit, et je suis contente que tout cela soit terminé.  Il reste au fond de nos tiroirs des ampoules de Camomilia, des vieux tubes de Mytosil, des tétines trop petites. J'ai retrouvé dans ma table de nuit, le bracelet en plastique bleu de tes premiers jours et ton prénom à moitié effacé. Il y a des petits bouts de maternage égarés dans la maison, des fragments de ta première année oubliés sous le canapé.

J'ai cru que je garderais toujours au fond de moi, cette envie de gros ventre, de nouveau né à câliner, de dernier bébé. J'ai eu peur de ne jamais guérir de cette fusion de la grossesse, de cette magie du nouveau-né. Et un an après, tu as tout balayé. Ton sourire, ton appétit de vivre, tes joues abricots et tes boucles dorées sont la pierre angulaire de notre foyer.

 


Je voudrais te dire merci de nous avoir si bien complété, je voudrais te dire de ne pas être si pressé, que la vie est belle et que tu n'as qu'à la croquer. Mais tu sais tout cela. Tu sais mieux que nous comment ne pas gaspiller chaque minute de la journée. Quand tu t'éveilles de ton sommeil, je te retrouve toujours debout, accroché aux barreaux de ton lit, impatient de t'évader. Tu as envie de te faufiler partout, de goûter à tout, aux cailloux, à la terre et aux fleurs du jardin. Le bol du déjeuner renversé sur ta tête, ta main rapide comme l'éclair qui attrape au passage une part de gâteau au chocolat, ta tête que tu secoues dans tous les sens, tes cris de chimpanzé égorgé quand on veut te changer, la vitesse avec laquelle tu atteins le bord du lit, ton quatre-pattes dans la baignoire, les jouets que tu refuses de lâcher, tes disputes avec ta sœur, les voitures que tu fais rouler dans un doux ronronnement, ta tête que tu viens poser dans le creux de mon cou, l'espace d'une seconde avant de t'enfuir en riant... Toutes ces petites choses qui égrènent notre quotidien et qui disparaîtront demain pour laisser place à de nouveaux instantanés du bonheur.



Je ne me lasserai jamais de l'odeur de tes cheveux, de tes grands yeux qui roulent, de ton sourire à 5 dents.

Je sais bien que dans quelques années, ce bonheur là, de vous voir grandir tous les trois aura pris une teinte sépia.


Mais il me restera toujours ce sentiment de plénitude, ce chiffre 5, notre chiffre magique à nous. Nous deux. Et vous trois... Notre algorithme du bonheur. Belles aventures à toi mon Bretzel pour ta deuxième année.

Et belle arrivée au nouveau  cousin qui ravit la place de petit dernier du Bretzel !

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